Situation relative aux droits humains dans les territoires ukrainiens
temporairement occupés, y compris la République autonome de
Crimée et la ville de Sébastopol
A/RES/80/223
sociaux, et de libérer tous les résidents qui ont été arrêtés ou emprisonnés pour de tels
motifs ;
e)
de respecter les lois en vigueur en Ukraine, d’abroger les lois autorisant
les évictions forcées et la confiscation de propriétés privées, y compris de terres, ainsi
que des ressources naturelles et agricoles de l’Ukraine qu’elle a imposées illégalement
dans les territoires ukrainiens temporairement occupés en violation du droit
international applicable, et de préserver les droits patrimoniaux de tous les anciens
propriétaires de biens confisqués ;
f)
de fournir des informations fiables sur les lieux où se trouvent les
Ukrainiens victimes de disparition forcée ou portés disparus, ainsi que sur les civils
placés en détention, les enfants transférés ou déportés et les prisonniers de guerre,
afin qu’ils puissent communiquer avec leurs familles, leurs avocats et les acteurs
internationaux compétents, notamment le Comité international de la Croix -Rouge, et
de libérer immédiatement les citoyens ukrainiens qui sont détenus illégalement, ainsi
que ceux qui ont été transférés ou déportés par la Fédération de Russie, et de permettre
leur retour en Ukraine, sans conditions préalables ;
g)
de divulguer le nombre et l’identité des personnes qui ont été déportées
des territoires ukrainiens temporairement occupés vers la Fédération de Russie et de
prendre des mesures immédiates pour permettre le retour volontaire de ces personnes
en Ukraine ;
h)
de mettre fin à la pratique de la mise à l’isolement, notamment dans des
cellules disciplinaires ou dans d’autres conditions difficiles, comme méthode
d’intimidation ;
i)
de surveiller et de satisfaire les besoins médicaux de tous les détenus
ukrainiens, y compris les prisonniers de guerre et ceux détenus et condamnés
illégalement pour des motifs politiques dans les territoires ukrainiens temporairement
occupés et dans la Fédération de Russie, de permettre à des observateurs
internationaux indépendants et à des médecins d’organisations internationales
réputées actives dans le domaine de la santé, notamment le Comité européen pour la
prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants et le
Comité international de la Croix‑Rouge, de surveiller l’état de santé et les conditions
de détention des détenus, de libérer les détenus se trouvant dans un état de santé
critique, en particulier si la maladie dont ils sont atteints figure sur la liste des
affections empêchant la détention, et de mener dûment des enquêtes sur tous les décès
survenus en détention ;
j)
de défendre les droits, conformément au droit international, des Ukrainiens
prisonniers et détenus dans les territoires ukrainiens temporairement occupés et dans
la Fédération de Russie, y compris ceux qui observent une grève de la faim, jusqu’à
leur libération, et l’encourage à respecter l’Ensemble de règles minima des Nations
Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela) 39 et les Règles des
Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non
privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok) 40 ;
k)
de s’attaquer à l’impunité persistante et de veiller à ce que les auteurs de
violations du droit des droits humains ou d’atteintes à ces droits et de violations du
droit international humanitaire aient à répondre de leurs actes devant une instance
judiciaire indépendante et impartiale ;
_______________
39
40
12/17
Résolution 70/175, annexe.
Résolution 65/229, annexe.
25-20987
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