A/RES/59/175
Mettant l’accent sur le rôle capital que les hommes et femmes politiques et les
partis peuvent et devraient jouer dans la lutte contre le racisme, la discrimination
raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée,
Notant avec regret qu’il persiste, dans le monde contemporain, diverses
manifestations de néonazisme ainsi que des programmes et activités politiques fondés
sur des doctrines de supériorité et des idéologies nationalistes violentes qui reposent
sur la discrimination raciale ou l’exclusivisme ethnique et la xénophobie, qui
impliquent le mépris de l’individu ou un déni de la dignité et de l’égalité intrinsèques
de tous les êtres humains ainsi que de l’égalité des chances dans les domaines civil,
politique, économique, social et culturel et dans celui de la justice sociale,
Vivement alarmée par la persistance de ces phénomènes, et affirmant qu’ils ne
se justifient dans aucun cas ni dans aucune circonstance,
Notant avec préoccupation que ces groupes et organisations exploitent de plus
en plus les possibilités offertes par le progrès scientifique et technologique, y
compris l’internet, pour répandre une propagande raciste et xénophobe visant à
inciter à la haine raciale et pour recueillir des fonds afin de financer de violentes
campagnes contre les sociétés multiethniques partout dans le monde,
Constatant que l’utilisation de ces technologies peut également contribuer à la
lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y
est associée,
Se déclarant vivement préoccupée par la persistance, dans de nombreuses
parties du monde, de doctrines de supériorité et d’idéologies nationalistes violentes
prônant la discrimination raciale, l’exclusivisme ethnique ou la xénophobie,
Particulièrement alarmée par la persistance de ces idées dans des cercles
politiques, au sein de l’opinion publique et dans l’ensemble de la société,
Appréciant la part importante que les organismes régionaux compétents,
notamment les associations régionales d’institutions nationales de défense des droits
de l’homme, peuvent prendre à la lutte contre le racisme, la discrimination raciale,
la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, ainsi que le rôle capital qu’ils
peuvent jouer en matière de surveillance de l’intolérance et de la discrimination au
niveau régional et en matière de sensibilisation à ces phénomènes, et réaffirmant son
appui à ces organismes lorsqu’ils existent et sinon encourageant leur création,
Rappelant ses résolutions précédentes, en particulier les résolutions 55/82 du
4 décembre 2000 et 56/268 du 27 mars 2002,
Prenant en considération le rapport que le Rapporteur spécial de la
Commission des droits de l’homme sur les formes contemporaines de racisme, de
discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée a
présenté à la Commission 2, en particulier son étude de la question des programmes
politiques qui incitent à la discrimination raciale ou l’encouragent 3,
Demeure convaincue que les programmes et activités politiques fondés
1.
sur des doctrines de supériorité et des idéologies nationalistes violentes qui reposent
sur la discrimination raciale ou l’exclusivisme ethnique et la xénophobie,
notamment sur le néonazisme, doivent être condamnés comme étant incompatibles
avec la démocratie et une gestion responsable des affaires publiques ;
_______________
2
3
2
Voir A/59/329.
Voir A/59/330.
Seleccionar párrafo de destino3
Conectar a un párrafo
Connect to an entity
Disable highlights
Añadir a la tabla de contenidos