Treizième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale A/RES/70/174 que la reconnaissance et le respect universels de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales, Déclarons à cet effet ce qui suit : 1. Nous reconnaissons le rôle influent que jouent depuis 60 ans et aujourd’hui encore les congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale, en offrant un cadre international des plus vastes et divers à l’échange de vues et de données d’expérience en matière de recherche, de droit et d’élaboration de politiques et de programmes entre États, organisations intergouvernementales et experts représentant diverses professions et disciplines, aux fins de la mise en évidence des tendances et questions nouvelles dans le domaine de la prévention de la criminalité et de la justice pénale. Nous sommes conscients des contributions importantes et sans pareil que les congrès ont apportées à l’élaboration de lois et de politiques, ainsi qu’à la mise en évidence des tendances et questions nouvelles dans le domaine de la prévention de la criminalité et de la justice pénale. 2. Nous réaffirmons que les questions de prévention de la criminalité et de justice pénale sont de nature transversale et qu’il faut donc les intégrer au programme d’action plus large de l’Organisation des Nations Unies afin de renforcer la coordination à l’échelle du système. Nous attendons avec intérêt les contributions qu’apportera la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale à la conception et la mise en œuvre de politiques et de programmes nationaux et internationaux de prévention de la criminalité et de justice pénale qui tiennent compte et tirent parti des recommandations des congrès. 3. Nous sommes conscients de l’importance que revêtent, en tant qu’éléments fondamentaux de l’état de droit, les systèmes de prévention de la criminalité et de justice pénale qui sont efficaces, équitables, humains et responsables ainsi que les institutions qui les composent. Nous nous engageons à suivre des démarches globales et intégrées pour combattre la criminalité, la violence, la corruption et le terrorisme sous toutes leurs formes et dans toutes leurs manifestations et pour faire en sorte que ces interventions soient menées de manière coordonnée et cohérente parallèlement à la mise en œuvre de programmes ou mesures plus vastes en faveur du développement social et économique, de l’élimination de la pauvreté, du respect de la diversité culturelle, ainsi que de la paix et de l’inclusion sociales. 4. Nous reconnaissons que le développement durable et l’état de droit sont fortement interdépendants et se renforcent mutuellement. Nous nous félicitons donc du processus intergouvernemental sans exclusive et transparent visant à établir le programme de développement pour l’après-2015, c’est-à-dire à arrêter des objectifs de développement durable de portée mondiale devant être adoptés par l’Assemblée générale, et notons que c’est principalement sur la base des propositions du Groupe de travail ouvert de l’Assemblée générale sur les objectifs de développement durable que ces objectifs seront incorporés dans le programme de développement pour l’après-2015, sachant que d’autres contributions seront aussi examinées. Dans ce contexte, nous réaffirmons que, pour parvenir au développement durable, il importe de promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques, exemptes de corruption et sans laissés-pour-compte, en privilégiant une démarche axée sur l’être humain propre à assurer l’accès à la justice pour tous et la mise en place, à tous les niveaux, d’institutions efficaces, responsables et bénéficiant à tous. 5. Nous réaffirmons notre engagement et notre ferme volonté politique d’agir en faveur de systèmes de justice pénale efficaces, équitables, humains et responsables ainsi que des institutions qui les composent, et encourageons la 5/17

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