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dans l’Organisation et dans sa Charte, fondements indispensables d’un monde plus pacifique, plus prospère
et plus juste.
2. Nous reconnaissons que, en plus des responsabilités propres que nous devons assumer à l’égard de nos
sociétés respectives, nous sommes collectivement tenus de défendre, au niveau mondial, les principes de la
dignité humaine, de l’égalité et de l’équité. En tant que dirigeants, nous avons donc des devoirs à l’égard de
tous les citoyens du monde, en particulier les personnes les plus vulnérables, et tout spécialement les enfants,
à qui l’avenir appartient.
3. Nous réaffirmons notre attachement aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,
qui ont une valeur éternelle et universelle. En fait, leur pertinence et leur importance en tant que source
d’inspiration se sont accrues avec la multiplication des liens et le renforcement de l’interdépendance entre
les nations et les peuples.
4. Nous sommes résolus à instaurer une paix juste et durable dans le monde entier conformément aux buts
et aux principes inscrits dans la Charte. Nous réaffirmons notre volonté de tout faire pour assurer l’égalité
souveraine de tous les États, le respect de leur intégrité territoriale et de leur indépendance politique, le
règlement des différends par des voies pacifiques et conformément aux principes de la justice et du droit
international, le droit à l’autodétermination des peuples qui sont encore sous domination coloniale ou sous
occupation étrangère, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, le respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales, le respect de l’égalité des droits de tous, sans distinction de race, de
sexe, de langue ou de religion et une coopération internationale en vue du règlement des problèmes
internationaux à caractère économique, social, culturel ou humanitaire.
5. Nous sommes convaincus que le principal défi que nous devons relever aujourd’hui est de faire en sorte
que la mondialisation devienne une force positive pour l’humanité tout entière. Car, si elle offre des
possibilités immenses, à l’heure actuelle ses bienfaits sont très inégalement répartis, de même que les charges
qu’elle impose. Nous reconnaissons que les pays en développement et les pays en transition doivent
surmonter des difficultés particulières pour faire face à ce défi majeur. La mondialisation ne sera donc
profitable à tous, de façon équitable, que si un effort important et soutenu est consenti pour bâtir un avenir
commun fondé sur la condition que nous partageons en tant qu’êtres humains, dans toute sa diversité. Cet
effort doit produire des politiques et des mesures, à l’échelon mondial, qui correspondent aux besoins des
pays en développement et des pays en transition et sont formulées et appliquées avec leur participation
effective.
6. Nous estimons que certaines valeurs fondamentales doivent sous-tendre les relations internationales au
XXIe siècle, à savoir:
•
La liberté. Les hommes et les femmes ont le droit de vivre et d’élever leurs enfants dans la dignité,
à l’abri de la faim et sans craindre la violence, l’oppression ou l’injustice. C’est un mode de
gouvernance démocratique des affaires publiques, fondé sur la volonté et la participation des
populations, qui permet le mieux de garantir ces droits.
•
L’égalité. Aucune personne, aucune nation ne doit être privée des bienfaits du développement.
L’égalité des droits et des chances des femmes et des hommes doit être assurée.
•
La solidarité. Les problèmes mondiaux doivent être gérés multilatéralement et de telle façon que
les coûts et les charges soient justement répartis conformément aux principes fondamentaux de
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