A/HRC/56/60
Nations Unies
Assemblée générale
Distr. générale
25 avril 2024
Français
Original : anglais
Conseil des droits de l’homme
Cinquante-sixième session
18 juin-12 juillet 2024
Point 3 de l’ordre du jour
Promotion et protection de tous les droits de l’homme,
civils, politiques, économiques, sociaux et culturels,
y compris le droit au développement
Traite des êtres humains, mouvements migratoires mixtes
et protection en mer
Rapport de la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains,
en particulier les femmes et les enfants, Siobhán Mullally
Résumé
Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains, en
particulier les femmes et les enfants décrit les obligations qui sont faites aux acteurs
maritimes, notamment les États, les acteurs non étatiques, les navires de commerce et les
organisations internationales, d’assurer de manière effective la prévention de la traite et la
protection des victimes de la traite en mer, en particulier des enfants. Elle expose l’obligation
mise à leur charge de faire en sorte que les auteurs de l’infraction grave et de la violation
grave des droits de l’homme que constitue la traite des êtres humains aient à répondre de
leurs actes, et de garantir l’accès des victimes à des recours utiles. En raison des restrictions
imposées sur les voies de migration sûres et régulières, des mesures limitant l’accès à l’asile,
des opérations de renvoi sommaires susceptibles de constituer un refoulement, des
arrestations et des placements en détention au moment du débarquement, et des poursuites
pénales engagées contre les défenseurs des droits de l’homme qui participent à des opérations
de recherche et de sauvetage, les migrants sont forcés d’emprunter des itinéraires plus
dangereux et plus risqués, ce qui entraîne des morts et des disparitions en mer. Des milliers
d’entre eux meurent ou disparaissent encore chaque année en empruntant des itinéraires
périlleux en mer. Bon nombre de ceux qui meurent ou qui disparaissent sont des victimes de
la traite. Pour être efficaces, les mesures visant à prévenir la traite des êtres humains doivent
permettre d’élargir les possibilités de migration sûres et régulières et assurer des voies
d’accès à la protection internationale, notamment un accès effectif à l’asile, au regroupement
familial fondé sur les droits et à la réinstallation. La Rapporteuse spéciale invite les États et
les acteurs maritimes à lancer d’urgence une action coordonnée et efficace visant à prévenir
la traite dans le contexte de la migration par mer et à protéger les victimes de la traite et les
personnes qui risquent d’en être victimes. Une telle action doit être conforme au droit
international et tenir compte des traumatismes et des graves préjudices subis par les victimes
de la traite.
GE.24-06692 (F)
090524
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