A/HRC/44/51
f)
De faire de la prestation de soins un pilier central des politiques
macroéconomiques, afin de générer des ressources et des investissements pour les
activités de soins, les congés parentaux payés et la protection sociale, dans le but de
répartir plus équitablement les soins et travaux domestiques non rémunérés entre l’État
et les familles et entre les femmes et les hommes.
D.
Casser les schémas structurels relatifs aux professions « féminines » et
« masculines »
66.
Afin de casser les schémas structurels relatifs aux professions « féminines » et
« masculines », le Groupe de travail recommande aux États :
a)
De prendre des mesures temporaires spéciales (quotas et objectifs) pour
garantir l’accès des femmes aux emplois dans les secteurs à forte croissance (comme les
énergies renouvelables et la technologie), et en particulier pour que les femmes soient
représentées à égalité dans les postes techniques et de direction ;
b)
De prendre des mesures temporaires spéciales (quotas et objectifs) pour
accroître la participation des femmes et des filles aux cursus scolaires dans les domaines
des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques ;
c)
D’établir des programmes ciblés de formation et de reconversion pour les
femmes qui travaillent à des postes ou dans des secteurs qui risquent d’être
automatisés ;
d)
De garantir l’égalité d’accès des femmes aux TIC ;
e)
De renforcer les cadres législatifs afin d’instaurer un salaire minimum
pour tous les travailleurs ainsi que l’obligation légale de respecter l’égalité de
rémunération pour un travail égal ou de valeur égale ;
f)
De se doter d’une réglementation obligeant les employeurs à rendre
régulièrement compte des efforts déployés pour combler l’écart de rémunération entre
les femmes et les hommes et des progrès réalisés en la matière, au moyen de données
ventilées en fonction de plusieurs facteurs, dont la race, l’appartenance ethnique et
l’âge, et de données sur la proportion de femmes à différents postes et à différents
échelons de direction ;
g)
De prendre des mesures concrètes, parmi lesquelles des programmes
d’éducation et de formation et l’accès à un éventail complet de services de santé et
d’information en matière de sexualité et de procréation, pour que les jeunes femmes
obtiennent un emploi décent après leurs études et soient encouragées à rester dans la
population active ;
h)
De prendre des mesures concrètes pour accroître la proportion d’hommes
dans les secteurs à prédominance féminine et la proportion de femmes dans les secteurs
à prédominance masculine.
E.
Faire en sorte que toutes les travailleuses, y compris celles du secteur
informel, puissent jouir de leurs droits sans discrimination
67.
Pour que toutes les travailleuses puissent jouir de leurs droits sans
discrimination, le Groupe de travail recommande aux États :
a)
De garantir que les personnes travaillant dans le secteur informel ou
exerçant des formes d’emploi atypiques bénéficient des droits et prestations liés à
l’emploi, notamment de l’accès à la protection sociale et aux soins de santé, des congés
payés et des dispositions en matière de santé et de sécurité au travail et, en particulier,
d’une protection en cas de choc économique ou environnemental ;
b)
De ratifier la Convention de 2011 sur les travailleuses et travailleurs
domestiques (no 189) de l’OIT et la Convention internationale sur la protection des
droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et de les
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GE.20-05688
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