Aide et protection en faveur des déplacés
A/RES/72/182
fondamentaux et les besoins des déplacés dans les stratégies de développement rural
et urbain et en favorisant la participation tant des déplacé s que des communautés
d’accueil à l’élaboration et à l’application de ces stratégies ;
11. Considère que c’est aux États Membres qu’il incombe au premier chef de
promouvoir des solutions durables en faveur des déplacés relevant de leur
juridiction, ainsi que de respecter et de protéger leurs droits fondamentaux et d’en
permettre l’exercice, et, partant, de favoriser les processus nationaux de
développement économique et social les concernant, et encourage la communauté
internationale, les organismes des Nations Unies, la Rapporteuse spéciale, les
organisations régionales et internationales compétentes et les pays donateurs à
continuer d’appuyer les mesures prises à l’échelle internationale, régionale ou
nationale pour répondre aux besoins des déplacés et faire respecter leurs droits
fondamentaux dans un esprit de solidarité et conformément aux principes de la
coopération internationale et aux Principes directeurs relatifs au déplacement de
personnes à l’intérieur de leur propre pays, et à veiller à ce que les opérations
d’assistance humanitaire, de relèvement rapide et d’aide au développement soient
suffisamment financées ;
12. Se déclare profondément préoccupée par la menace que les mines
terrestres, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés
représentent pour les déplacés qui fuient les conflits, en empêchant, dans certains
cas, le retour librement consenti, l’intégration locale et la réinstallation de ces
personnes et l’acheminement en toute sécurité de l’aide humanitaire ;
13. Se félicite des initiatives prises par des organisations régionales, telles
que l’Union africaine, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs,
l’Organisation des États américains et le Conseil de l’Europe, pour répondre aux
besoins d’aide et de protection des déplacés et à leurs attentes en matière de
développement et leur proposer des solutions durables, et encourage ces
organisations et d’autres organisations régionales à renforcer leurs activités ainsi
que leur coopération avec la Rapporteuse spéciale ;
14. Se félicite également de la ratification récente, par plusieurs États, de la
Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes
déplacées en Afrique (Convention de Kampala), qui est fondée sur le Protocole sur
la protection et l’assistance aux personnes déplacées et le Protocole sur les droits à
la propriété des rapatriés, adoptés par la Conférence internationale sur la région des
Grands Lacs, et qui marque une étape importante vers le renforcement du cadre
normatif national et régional pour la protection et l’aide en faveur des personnes
déplacées en Afrique, se félicite en outre de la tenue de la première Conférence des
États parties à la Convention en avril 2017, engage les États d’Afrique à signer ou
ratifier la Convention et encourage d’autres mécanismes régionaux à établir leurs
propres cadres normatifs au niveau régional pour garantir la protection des
déplacés ;
15. Demande à toutes les parties à des conflits armés de s’acquitter des
obligations que leur impose le droit international humanitaire, ainsi que le droit
international des droits de l’homme, le cas échéant, en vue de prévenir les
déplacements forcés et de promouvoir la protection des civils, et demande aux
gouvernements de prendre des mesures pour assurer le respect et la défense des
droits fondamentaux de tous les déplacés, sans discrimination aucune,
conformément aux obligations que leur fait le droit international ;
16. Se déclare particulièrement préoccupée par le fait que de nombreux
enfants déplacés, en particulier les filles, sont privés de scolarité durant toutes les
phases de leur déplacement, les écoles étant la cible d’attaques et des établissements
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