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en place de mesures concrètes pour faire de ce moment un tournant décisif dans la
réalisation des droits fondamentaux des personnes d’ascendance africaine.
B.
Élection à la fonction de Président-Rapporteur
5.
Dominique Day a été confirmée à la fonction de Président-Rapporteur du
Groupe de travail.
6.
Le Président-Rapporteur sortant, Ahmed Reid, a remercié les autres experts, les
États Membres et les groupes de la société civile pour le soutien qu’ils lui ont apporté
durant son mandat et souhaite la bienvenue à la nouvelle Présidente -Rapporteuse.
7.
M me Day a félicité le Président-Rapporteur sortant et lui a exprimé sa gratitude
pour lui avoir confié ce rôle à un moment crucial pour le mandat du Groupe de travail.
C.
Organisation des travaux
8.
Le Groupe de travail a adopté l’ordre du jour et le programme de travail de sa
vingt-septième session.
IV. « L’urgence du moment : le racisme systémique et les leçons
de 2020 » : résumé des délibérations
9.
Le Groupe de travail a consacré sa vingt-septième session, qui s’est déroulée
sous la forme de quatre tables rondes, au thème de « L’urgence du moment : le racisme
systémique et les leçons de 2020 ». Quelque temps avant la session, il a publié un
rapport thématique sur la COVID-19, le racisme systémique et les manifestations
mondiales (A/HRC/45/44), qui analyse en temps réel la pandémie de COVID-19,
l’escalade des actes de violence commis par les forces de l’ordre et les difficultés
particulières auxquelles sont confrontées les personnes d’ascendance africaine. Ce
rapport a été présenté au Conseil des droits de l’homme à sa quarante -cinquième
session.
10. En introduction à la première table ronde, placée sous le thème de « La COVID19 : une catastrophe, mais aussi un catalyseur de changement », la Présidente du
Groupe de travail a exposé les principales conclusions du rapport thématique établi
par ce dernier. Le Groupe de travail y remet en question le fait que l’impact de la
pandémie de COVID-19, l’impunité présupposée de la police et l’escalade des
violences policières relèvent de cas isolés. Le rapport laisse au contraire apparaître
l’existence d’interconnexions systématiques et la présence d’un racisme généralisé.
La surreprésentation des personnes d’ascendance africaine chez les patients atteints
de maladies chroniques et parmi les travailleurs essentiels n’est pas une coïncidence,
tout comme ne l’est pas l’application disproportionnée, par les forces de l’ordre, des
règlements et dispositions d’ordre public relatifs à la COVID -19 à l’encontre des
personnes d’ascendance africaine et des manifestations anti -racistes. Cet héritage
d’années de racisme et d’oppression généralisés trouve son origine dans le
colonialisme, ainsi que dans le commerce et la traite des Africains réduits en
esclavage. L’intervenante fait remarquer que l’opinion prédominante selon laquelle la
pandémie de COVID-19 constitue une situation d’urgence sanitaire qui touche toutes
les communautés indifféremment et de manière indiscriminée est fausse. Le Groupe
de travail propose quant à lui une autre taxonomie des pandémies jumelles que sont
la COVID-19 et l’escalade simultanée des violences policières exercées à l’encontre
des personnes d’origine africaine, dans laquelle il voit à la fois un moyen de
reconnaître l’existence des disparités raciales et une possibilité de s’attaquer
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