A/RES/54/225
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Rappelant également les travaux pertinents de l’Organisation maritime internationale,
Tenant compte de toutes les résolutions qu’elle a adoptées sur la question,
Réaffirmant la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer5 et en soulignant le caractère
fondamental,
Rappelant la Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des
Caraïbes signée à Carthagène (Colombie) le 24 mars 1983, où figure la définition de la région des Caraïbes
dont fait partie la mer des Caraïbes6,
Considérant que la zone de la mer des Caraïbes comprend un grand nombre d’États, de pays et de
territoires, dont la plupart sont des pays en développement et de petits États insulaires en développement qui
sont écologiquement fragiles et économiquement vulnérables et sont aussi affectés, entre autres, par leurs
capacités limitées, l’étroitesse de leur base de ressources, le manque de ressources financières, des problèmes
sociaux, le niveau élevé de la pauvreté ainsi que les problèmes et possibilités liés à la mondialisation,
Considérant également que la zone de la mer des Caraïbes, qui est presque totalement séparée de la
haute mer par des masses continentales ou insulaires, est caractérisée par une diversité biologique
exceptionnelle et des écosystèmes très fragiles, tels que le deuxième système corallien du monde, le fait que
la plupart des États, pays et territoires sont fortement tributaires de leurs zones côtières et du milieu marin
en général pour répondre à leurs besoins et réaliser leurs objectifs en matière de développement durable, le
nombre et l’imbrication des zones maritimes placées sous souveraineté et juridiction nationales, qui entravent
la gestion efficace des ressources, l’utilisation intensive de la zone de la mer des Caraïbes aux fins du
transport maritime et, en dépit d’une augmentation du nombre des mesures réglementaires, la menace de la
pollution par les déchets produits par les navires et par le rejet de substances dangereuses et nocives en
contravention des règles et normes internationales applicables,
Soulignant que les pays des Caraïbes sont très vulnérables du fait des changements et des fluctuations
climatiques et des phénomènes qui y sont associés, notamment l’élévation du niveau de la mer, le phénomène
de l’oscillation australe El Niño et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes naturelles
causées par les cyclones, les inondations et les sécheresses, et qu’ils sont également exposés à des
catastrophes naturelles telles que les éruptions volcaniques, les tsunamis et les tremblements de terre,
Consciente de l’interaction étroite entre les pays de la région et de la vive concurrence socioéconomique
qu’ils se livrent pour l’exploitation des zones côtières et du milieu marin et de leurs ressources,
Consciente également des efforts que font les pays des Caraïbes pour trouver une solution plus globale
aux problèmes sectoriels liés à la gestion de la mer des Caraïbes et, ce faisant, pour promouvoir une approche
intégrée de la gestion de la mer des Caraïbes dans la perspective d’un développement durable,
5
Documents officiels de la troisième Conférence des Nations Unies sur le droit de la mer, vol. XVII
(publication des Nations Unies, numéro de vente: F.84.V.3), document A/CONF.62/122.
6
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1506, no 25974.
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