Les droits humains dans l’administration de la justice A/RES/79/172 peines ont sur leurs enfants, tout en prenant note avec intérêt des réunions, des débats et des rapports que le Conseil des droits de l’homme a consacrés à cette question 35 ; 36. Demande aux États de prendre des mesures efficaces et appropriées pour éliminer tous les obstacles qui empêchent les personnes handicapées d’avoir effectivement accès à la justice dans des conditions d’égalité et sans discrimination aucune ; 37. Engage les États à assurer l’égalité d’accès à la justice des personnes handicapées en leur fournissant des informations et des moyens de communication accessibles, en assurant une accessibilité physique aux locaux concernés, en prévoyant des aménagements adaptés en fonction du genre et de l’âge des personnes handicapées qui tiennent compte de leur volonté, et en offrant des conseils juridiques ainsi que, le cas échéant et sous réserve du respect des critères de ressources et de bien-fondé prévus par la loi, une aide juridictionnelle gratuite et accessible, et à prendre des mesures pour permettre la participation égale et véritable des personnes handicapées à tous les stades de la chaîne judiciaire ; 38. Demande aux États de veiller à ce que les personnes handicapées aient un accès effectif à la justice lorsqu’ils mènent des enquêtes, engagent des poursuites et punissent les personnes jugées coupables d’avoir violé les droits humains de ces personnes, y compris en offrant à celles-ci des recours utiles qui tiennent compte dans des conditions d’égalité avec les autres de leur situation particulière, ainsi qu’en procédant à des modifications systémiques, juridiques et politiques et en renforçant les capacités de sorte que les actes incriminés ne puissent se reproduire ; 39. Invite les États à dispenser à tous les juges, avocats, procureurs, travailleurs sociaux, fonctionnaires des services d’immigration, des services pénitentiaires et de police et autres professionnels intéressés, y compris le personnel des missions internationales déployé sur le terrain, une formation interdisciplinaire sur mesure dans le domaine des droits humains, axée notamment sur la lutte contre le racisme, la lutte contre la discrimination, le respect de la diversité culturelle, la prise en compte des particularités liées au handicap, les questions de genre et les droits de l’enfant, ainsi que sur les implications de l’utilisation des technologies numériques, y compris l’intelligence artificielle et les systèmes biométriques, dans le domaine de la justice pénale ; 40. Invite également les États à demander à bénéficier des conseils et de l’assistance techniques offerts par les entités et programmes compétents des Nations Unies afin de renforcer leurs capacités et infrastructures nationales dans le domaine de l’administration de la justice ; 41. Invite le Haut-Commissariat et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime à renforcer leur assistance technique aux États, sur demande et conformément à leur mandat, aux fins de renforcer leurs capacités nationales dans le domaine de l’administration de la justice, en particulier à l’issue d’un conflit et en relation avec l’application des technologies numériques, en resserrant pour cela leur coopération avec les entités compétentes des Nations Unies ; 42. Souligne qu’il importe de reconstruire et de renforcer les structures de l’administration de la justice et d’assurer le respect de la légalité et des droits humains, en particulier à l’issue d’un conflit, car c’est un élément essentiel pour consolider la paix et la justice et mettre fin à l’impunité, et demande à cet égard au Secrétaire général de continuer à rationaliser et à renforcer la coordination et la cohérence systémiques des programmes et activités des entités compétentes des Nations Unies, notamment par l’intermédiaire du Groupe de coordination et de __________________ 35 24-24212 A/HRC/21/31 et A/HRC/25/33. 11/12

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