A/HRC/RES/56/9 Alarmé de constater que des centaines de milliers d’êtres humains de tous âges, partout dans le monde, continuent de voir leur exercice des droits de l’homme entravé par l’utilisation abusive, intentionnelle ou non, qui est faite des armes à feu par les civils et qui est directement liée à la violence, y compris la violence à l’égard des femmes et des enfants, la violence sexuelle et fondée sur le genre, les féminicides, la violence domestique, la violence en bande organisée et la criminalité organisée, et craignant que cette violence puisse compromettre l’exercice du droit de participer à la vie culturelle et du droit de participer à la conduite des affaires publiques, Considérant que les coûts qu’entraînent les violences commises par des civils avec des armes à feu pourraient réduire les moyens dont les États disposent pour renforcer la promotion et la protection de l’ensemble des droits de l’homme et des libertés fondamentales, Profondément préoccupé par le fait que les violences commises par des civils avec des armes à feu sont à l’origine de décès, de lésions corporelles et de traumatismes psychologiques, y compris de troubles anxieux, de symptômes de stress post-traumatique et d’un risque de consommation de substances psychoactives, et peuvent causer des handicaps graves et permanents et amener la population à se sentir moins en sécurité d’une manière générale, et par le fait que ces effets et d’autres effets à long terme peuvent rendre les personnes qui les subissent plus vulnérables et les empêcher d’exercer pleinement tous les droits de l’homme, Notant avec préoccupation que le fait que les civils ont un accès accru aux armes à feu, possèdent davantage d’armes de ce type et les utilisent plus fréquemment a des conséquences alarmantes pour les droits humains des femmes, des enfants, des jeunes, des membres de divers groupes ethniques, religieux ou linguistiques, des minorités et des personnes marginalisées ou vulnérables, et considérant que les États devraient donc prendre les mesures voulues, dans le respect de leur cadre constitutionnel, pour réguler le nombre d’armes à feu détenues légalement ou illégalement par des civils et, s’il y a lieu, renforcer le contrôle de ces armes, Préoccupés par le fait que la plus grande accessibilité des armes à feu, y compris des armes acquises légalement, risque d’alimenter la violence et l’insécurité et que la peur de la victimisation motive dans une large mesure l’achat d’armes à feu par les civils, surtout lorsqu’il existe une menace réelle ou perçue pour la sécurité des personnes, Profondément préoccupé par le fait que des civils utilisent des armes à feu pour commettre des crimes violents, y compris à des fins lucratives, comme des vols, et que des enfants et des jeunes risquent d’acquérir des armes à feu ou d’entrer en possession d’armes à feu de façon illégale, par l’intermédiaire de leurs proches, via les réseaux sociaux, auprès de bandes criminelles ou sur le marché illicite, Notant avec préoccupation que l’exposition des enfants et des jeunes à des violences commises par des civils avec des armes à feu peut avoir des effets graves et permanents sur l’exercice d’un large éventail de droits, y compris des droits civils et politiques, du droit à un niveau de vie suffisant, du droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, du droit à l’éducation et du droit au travail, ce qui pourrait entraîner d’autres violations des droits de l’homme et d’autres atteintes à ces droits, Notant avec une vive préoccupation que des fusillades ont lieu dans des écoles, des lieux de culte et d’autres lieux publics, Conscient que la détention et l’utilisation d’armes à feu sont étroitement liées à une dynamique de contrôle, de pouvoir, de domination et de force, qui contribue à perpétuer la violence fondée sur le genre, et qu’il est essentiel de s’attaquer aux causes profondes de cette violence, Considérant que la réglementation nationale de l’acquisition, de la possession et de l’utilisation d’armes à feu par les civils doit s’accompagner de mesures appropriées et effectives pour ce qui est de prévenir les pratiques illicites, telles que le détournement d’armes à feu, et consistant notamment à renforcer les dispositifs de contrôle, étant entendu que pareilles mesures sont essentielles si l’on veut limiter les conséquences de l’accès des civils aux armes à feu pour l’exercice des droits de l’homme, 2 GE.24-12786

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