A/RES/64/142 en préadoption ou à l’essai d’un enfant auprès de parents adoptifs potentiels, dans la mesure où elles sont compatibles avec les conditions régissant ces placements conformément aux dispositions d’autres instruments internationaux pertinents ; c) Arrangements informels dans le cadre desquels l’enfant séjourne volontairement avec des membres de sa famille ou des amis à des fins récréatives ou pour des raisons sans lien avec l’incapacité ou la réticence de ses parents à lui assurer une protection adaptée. 31. Les autorités compétentes et les autres entités concernées sont également encouragées à utiliser les présentes Lignes directrices, selon les cas, dans les internats, les hôpitaux, les centres pour enfants présentant un handicap mental ou physique ou ayant des besoins particuliers, les colonies de vacances, les lieux de travail, ainsi que dans tous les autres lieux qui pourraient accueillir des enfants. IV. Éviter le recours à la protection de remplacement A. Promouvoir la protection parentale 32. Les États devraient adopter des politiques visant à soutenir les familles dans leurs responsabilités à l’égard des enfants et à promouvoir le droit de l’enfant d’entretenir une relation avec ses deux parents. Ces politiques devraient s’attaquer aux causes profondes qui expliquent qu’un enfant soit abandonné, confié à un tiers ou séparé de sa famille en garantissant, entre autres, le droit à l’enregistrement des naissances, l’accès à un logement convenable et à des soins de santé de base et le droit à l’éducation et à la sécurité sociale ainsi que la mise en œuvre de mesures de lutte contre la pauvreté, la discrimination, la marginalisation, la stigmatisation, la violence, les mauvais traitements et les abus sexuels à l’égard des enfants, et la toxicomanie. 33. Les États devraient élaborer et appliquer des politiques cohérentes et complémentaires, axées sur la famille, pour promouvoir et renforcer l’aptitude des parents à s’occuper de leurs enfants. 34. Les États devraient mettre en œuvre des mesures efficaces pour empêcher que les enfants soient abandonnés, confiés ou séparés de leurs parents. Des politiques et des programmes sociaux devraient, entre autres, permettre aux familles d’acquérir les comportements, les compétences, les capacités et les outils nécessaires pour veiller comme il se doit à la protection, à la prise en charge et au développement de leurs enfants. La complémentarité des compétences de l’État et de la société civile, y compris les organisations non gouvernementales et communautaires, les chefs religieux et les médias, devrait être utilisée dans ce but. Ces mesures de protection sociale devraient inclure : a) Des services de renforcement de la famille, comme des cours et sessions de parentalité, la promotion des relations positives entre parents et enfants, le développement des compétences de règlement des conflits, des possibilités d’emploi, des sources de revenus et, le cas échéant, l’offre d’une assistance sociale ; b) Des services sociaux de soutien tels que la mise à disposition de crèches, des services de médiation et de conciliation, des traitements contre les dépendances, une assistance financière, et des services pour les parents et les enfants handicapés. Ces services, de préférence intégrés et non intrusifs, devraient être directement accessibles au niveau local et reposer sur la participation active des familles en qualité de partenaires, en conjuguant leurs ressources avec celles de la communauté et de la personne qui s’occupe de l’enfant ; 8

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