Soutenabilité de la dette extérieure et développement
A/RES/74/203
facteurs de risque, notamment les sorties de capitaux, en valeur nette, de certains pays
émergents ou en développement, les cours des produits de base qui restent bas, les
taux de chômage élevés, en particulier chez les jeunes, les femmes, les personnes
handicapées et les autres personnes en situation de vulnérabilité, ainsi que
l’endettement croissant des secteurs privé et public dans de nombreux pays en
développement, et soulignant qu’il faut continuer de chercher à remédier aux
faiblesses et aux déséquilibres systémiques et à réformer et renforcer le système
financier international tout en mettant en œuvre les réformes qui ont déjà fait l ’objet
d’un accord en vue de remédier à ces problèmes et de parvenir à soutenir la demande
mondiale,
Se déclarant vivement préoccupée par le fait que la croissance mondiale
continue de dépendre grandement des augmentations sans précédent de l ’encours de
la dette mondiale observées depuis la crise financière mondiale, et que, eu égard à
l’intégration rapide des pays en développement dans les marchés financiers
internationaux, notamment aux fins du refinancement de la dette, les économies d ’un
nombre croissant de ces pays sont exposées aux réactions fébriles et amplifiées des
marchés financiers face aux phénomènes économiques défavorables, parfois bénins,
ou à la perception de tels phénomènes,
Soulignant que le taux de croissance du produit intérieur brut mondial pourrait
augmenter sensiblement si tous les pays parvenaient à l’égalité des genres, et
consciente de l’importance des pertes économiques et sociales qui résultent d ’un
manque de progrès dans la réalisation de l’égalité des genres et de l’autonomisation
des femmes et des filles,
Constatant avec préoccupation que, en 2018, la position de dette extérieure de
nombreux pays en développement s’était à nouveau détériorée, l’encours de la dette
extérieure ayant augmenté à un taux cumulatif de près de 20 pour cent pour
l’ensemble des pays en développement au cours des trois années précédentes
seulement et le rapport de la dette extérieure totale au produit intérieur brut ayant
atteint 29,1 pour cent (contre 23,3 pour cent en 2011), et celle des pays à revenu
intermédiaire et des petits États insulaires en développe ment s’était elle aussi
dégradée, comme indiqué dans le rapport du Secrétaire général 5,
Constatant également avec préoccupation que le rapport de la dette extérieure
totale au produit intérieur brut des petits États insulaires en développement a
fortement augmenté en 2003, atteignant 85,6 pour cent (contre 19,8 pour cent en
2000), et que, en 2010, l’encours de la dette extérieure de ces pays avait dépassé leur
produit intérieur brut combiné, le rapport de la dette au produit intérieur brut
atteignant 118,9 pour cent pour le groupe dans son ensemble,
Constatant en outre avec préoccupation que l’encours total de la dette extérieure
des pays à revenu intermédiaire – hors petits États insulaires en développement – a
augmenté de 8 pour cent par an entre 2009 et 2018, que le montant total de leur dette
extérieure s’est accru de plus de 20 pour cent depuis 2016 et que leur endettement
actuel représente 26,8 pour cent de leur produit intérieur brut combiné, et qu’en plus
d’augmenter plus rapidement que prévu, la dette de ces pays est plus onéreuse et à
plus courte échéance,
Sachant que l’allégement de la dette, voire, le cas échéant, son annulation, ainsi
que son réaménagement peuvent jouer, au cas par cas, un rôle important d’instruments
de prévention, de gestion et de règlement de la crise de la dette,
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