A/RES/55/186
promouvoir la stabilité financière internationale et à faciliter les flux de ressources
financières pour le développement, et prie le Secrétaire général, en collaboration
avec le Programme des Nations Unies pour le développement, de rendre compte à
l’Assemblée générale, à sa cinquante-sixième session, de l’étude réalisée par ce
dernier sur la stabilité financière internationale en tant que bien collectif
international 5;
8.
Souligne, à cet égard, qu’il faut poursuivre les efforts menés aux niveaux
national, régional et international pour promouvoir la stabilité financière
internationale, et donc améliorer les moyens de surveillance, d’alerte, de prévention
et de réponse rapide dont on dispose pour remédier sans retard à l’apparition et à la
propagation de crises financières, en adoptant pour cela une démarche systématique
à long terme tout en tenant compte des défis du développement et de la protection
des pays et groupes sociaux les plus vulnérables;
9.
Souligne également qu’il est important que les institutions nationales
soient assez vigoureuses pour assurer la stabilité financière, dans l’optique de la
croissance et du développement, notamment en adoptant des politiques
macroéconomiques judicieuses et des politiques cherchant à renforcer la
réglementation financière et bancaire, y compris en étudiant les arrangements à
mettre en œuvre dans le pays d’origine et dans le pays de destination afin de réduire
les risques d’une instabilité financière internationale excessive ainsi que des
mesures propres à assurer une libéralisation ordonnée, progressive et échelonnée des
mouvements de capitaux, et invite à cet égard toutes les institutions internationales
concernées à continuer d’offrir conseils pratiques et assistance technique aux pays
intéressés qui en font la demande afin de renforcer leurs capacités dans les domaines
susmentionnés;
10. Souligne en outre qu’il importe de mieux faire converger les efforts de
toutes les institutions internationales à même de contribuer au renforcement de
l’architecture financière internationale, afin que celle-ci soit capable de répondre
aux priorités de la croissance et du développement, en particulier dans les pays en
développement, et de promouvoir la justice économique et sociale;
11. Répète qu’il faut élargir et renforcer la participation des pays en
développement aux décisions internationales dans le domaine économique;
12. Souligne l’importance d’une participation plus active des pays en
développement aux travaux des institutions internationales qui s’emploient à
réformer l’architecture financière internationale, en particulier le Fonds monétaire
international, ainsi qu’aux processus normatifs pertinents;
13. Considère indispensable qu’une surveillance multilatérale soit exercée
par le Fonds monétaire international et les institutions régionales et sous-régionales,
et s’applique à tous les pays de façon symétrique;
14. Souligne que les institutions financières internationales, quand elles
dispensent des conseils de politique économique et mettent en œuvre les
programmes d’ajustement correspondants, devraient veiller à ce que ces conseils et
programmes tiennent compte de la situation particulière et des capacités effectives
des pays concernés ainsi que des besoins particuliers des pays en développement, et
5
Voir Global public goods: international cooperation in the 21st century, édité par Inge Kaul, Isabelle
Grunberg et Marc A. Stern, publié pour le Programme des Nations Unies pour le développement par
Oxford University Press, New York, 1999.
4
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