Le droit à l’alimentation
A/RES/73/171
Résolue à agir pour que les mesures prises aux niveaux national, régional et
international en vue de réaliser le droit à l’alimentation permettent d’assurer la
promotion, la protection et la réalisation de tous les droits de l’homme,
Soulignant les avantages que pourrait présenter le commerce international pour
ce qui est d’améliorer la disponibilité et la qualité de la nourriture,
Soulignant qu’il est indispensable d’améliorer l’accès aux ressources
productives et à l’investissement dans le cadre du développement rural pour éliminer
la faim et la pauvreté, en particulier dans les pays en développement, notamment en
favorisant les investissements dans des technologies appropriées d ’irrigation et de
gestion de l’eau à petite échelle afin de rendre les pays moins vulnérables aux
sécheresses et de résoudre les problèmes de pénurie d ’eau, ainsi que dans les
programmes, les pratiques et les politiques visant à appliquer à plus grande échelle
les approches agroécologiques durables,
Profondément préoccupée par le nombre et l’ampleur des catastrophes
naturelles, des maladies et des invasions de ravageurs, et par les effets négatifs des
changements climatiques, dont les conséquences vont en s’aggravant depuis quelques
années et qui entraînent de lourdes pertes en vies humaines et en moyens de
subsistance et mettent en péril la production agricole et la sécurité alimentaire et
nutritionnelle, en particulier dans les pays en développement,
Constatant avec préoccupation que les effets des changements climatiques et
des catastrophes naturelles sont néfastes pour la productivité agricole, la production
alimentaire et les modes de culture, contribuant ainsi aux pénurie s alimentaires, et
que ces effets devraient s’accentuer avec les changements climatiques futurs,
Profondément préoccupée par les conséquences des conflits armés sur l’exercice
du droit à l’alimentation,
Soulignant que, pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle partout
dans le monde et réaliser le droit à l’alimentation, il est capital d’adopter une
démarche multisectorielle qui intègre la nutrition dans tous les secteurs d ’activité,
notamment l’agriculture, la santé, l’eau et l’assainissement, la protection sociale et
l’éducation, et tienne compte de la problématique femmes-hommes,
Rappelant que les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des
régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de
la sécurité alimentaire nationale 10 ont été approuvées par le Comité de la sécurité
alimentaire mondiale à sa trente-huitième session, tenue le 11 mai 2012, et par le
Conseil de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture à sa
cent quarante-quatrième session,
Rappelant les Principes pour un investissement responsable dans l’agriculture
et les systèmes alimentaires 11 , qui ont été adoptés par le Comité de la sécurité
alimentaire mondiale à sa quarante et unième session, tenue du 13 a u 18 octobre 2014,
Soulignant l’importance de la deuxième Conférence internationale sur la
nutrition, organisée à Rome du 19 au 21 novembre 2014 par l’Organisation mondiale
de la Santé et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,
et des documents qui en sont issus, à savoir la Déclaration de Rome sur la nutrition
et le Cadre d’action,
__________________
10
11
4/12
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, document CL 144/9
(C 2013/20), annexe D.
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, document C 2015/20/Rev.1,
annexe D.
18-22267