A/HRC/RES/58/17
l’homme en République populaire démocratique de Corée, et à l’évolution récente de la
situation, notamment :
a)
Le déni du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, notamment
la liberté d’adopter une religion ou une conviction, et des droits à la liberté d’opinion,
d’expression et d’association, y compris la liberté qu’a chaque personne de rechercher, de
recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de
frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de
son choix, tant en ligne que hors ligne, déni qui se manifeste par des restrictions généralisées
et draconiennes, dont un monopole absolu sur l’information et un contrôle total de la vie
sociale organisée, ainsi que par une surveillance arbitraire de l’État qui est omniprésente dans
la vie privée de tous les citoyens ;
b)
La discrimination fondée sur le système songbun, par lequel les individus sont
classés non seulement en fonction de leur naissance et de la classe sociale que leur assigne
l’État, mais aussi de leurs opinions politiques et de leur religion, qui se conjugue avec la
discrimination fondée sur le handicap et la discrimination à l’égard des femmes et des filles,
notamment l’inégalité d’accès à l’emploi, les lois et les réglementations discriminatoires et
la violence à l’égard des femmes et des filles, notamment la violence sexuelle et fondée sur
le genre ;
c)
Les violations de tous les aspects du droit à la liberté de circulation, notamment
l’assignation forcée d’un lieu de résidence et d’un lieu de travail fixés par l’État, souvent
fondée sur le système songbun, et le déni du droit de quitter son pays ;
d)
Les violations systématiques, généralisées et graves du droit à un niveau de vie
suffisant, notamment du droit à une alimentation adéquate et d’autres aspects du droit à la
vie, aggravées par la famine et la malnutrition généralisées ;
e)
Les violations du droit à la vie, les actes d’extermination, les meurtres, les cas
de réduction en esclavage, les actes de torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, les emprisonnements et les viols, ainsi que les autres formes graves
de violence sexuelle et fondée sur le genre et de persécution pour divers motifs, y compris
l’opinion politique, la religion ou la conviction, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre,
dans l’ensemble du système pénal et dans tous les lieux de détention, y compris les camps de
prisonniers, les camps de rééducation, les camps de redressement par le travail, les centres
de redressement par le travail, les centres de détention, les centres de rétention et les salles
d’attente, de même que la pratique répandue des châtiments collectifs, du fait de laquelle des
innocents sont condamnés à de lourdes peines ;
f)
Les violations persistantes de tous les droits de l’ensemble des femmes et des
filles et les atteintes à ces droits, les femmes et les filles restant les plus exposées à la traite à
des fins d’exploitation sexuelle ou de servitude domestique ainsi qu’aux mariages d’enfants,
aux mariages précoces et aux mariages forcés, de même qu’à d’autres formes de violence
sexuelle et fondée sur le genre ;
g)
Les violations des droits humains et des libertés fondamentales des enfants,
notamment le fait que de nombreux enfants, en particulier les enfants en situation de
vulnérabilité, ne peuvent toujours pas exercer leurs droits économiques, sociaux et culturels
élémentaires, et les informations selon lesquelles des châtiments sévères sont infligés à des
enfants ;
h)
La disparition forcée et involontaire de personnes par arrestation, détention ou
enlèvement contre leur gré, le refus de révéler le sort des personnes concernées et l’endroit
où elles se trouvent, ainsi que le refus de reconnaître la privation de leur liberté, qui place les
victimes en dehors de la protection de la loi et a pour effet de leur infliger, ainsi qu’à leur
famille, de graves souffrances ;
GE.25-05547
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