A/HRC/RES/56/17
Vivement préoccupé également par la politique de conscription de durée indéterminée
dans le service national/militaire et par les graves violations des droits de l’homme commises
dans le contexte du service national, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité
dont le Gouvernement érythréen a fait preuve jusqu’à présent en ce qui concerne les cas
signalés de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits commises par les forces
armées érythréennes, y compris dans le nord de l’Éthiopie,
Soulignant que tout citoyen a le droit de prendre part à la gestion des affaires publiques
de son pays, directement ou par l’intermédiaire de représentants librement choisis, et se
déclarant vivement préoccupé par l’absence d’élections nationales en Érythrée depuis 1993,
1.
Accueille avec satisfaction le rapport du Rapporteur spécial sur la situation des
droits de l’homme en Érythrée 2 et les conclusions qui y sont énoncées, et exhorte le
Gouvernement érythréen à prendre immédiatement des mesures concrètes pour appliquer
toutes les recommandations formulées par le Rapporteur spécial ;
2.
Se déclare profondément préoccupé par les violations persistantes des droits
de l’homme et atteintes à ces droits en Érythrée, dans un contexte d’impunité généralisée,
et réaffirme que tous les responsables de violations des droits de l’homme et atteintes à ces
droits doivent rendre compte de leurs actes ;
3.
Décide de proroger le mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits
de l’homme en Érythrée pour une nouvelle période d’un an ;
4.
Prie le Rapporteur spécial de lui soumettre et de lui présenter un rapport à sa
cinquante-neuvième session et de soumettre et présenter un rapport à l’Assemblée générale
à sa soixante-dix-neuvième session ;
5.
Décide de tenir un dialogue approfondi sur la situation des droits de l’homme
en Érythrée à sa cinquante-huitième session, avec la participation du Rapporteur spécial,
du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, de la société civile,
des peuples autochtones, des victimes et survivants et d’autres parties prenantes ;
6.
Demande au Gouvernement érythréen de coopérer pleinement avec lui et avec
ses mécanismes, y compris avec le Rapporteur spécial, avec le Haut-Commissariat et avec
les organes compétents créés en vertu d’instruments internationaux relatifs aux droits de
l’homme, notamment en autorisant le titulaire de mandat à se rendre dans le pays et en
s’engageant à faire des progrès dans l’application des recommandations qu’il a formulées
dans ses rapports ainsi que des progrès au regard des critères et des indicateurs connexes
proposés en 20193, à savoir :
a)
Amélioration de la promotion de l’état de droit et renforcement des institutions
judiciaires et des institutions chargées de l’application des lois ;
b)
Preuve de l’engagement en faveur de la mise en place de réformes du service
national/militaire ;
c)
Déploiement d’efforts importants pour respecter, protéger et réaliser les droits
à la liberté de religion ou de conviction, à la liberté de réunion pacifique et d’association et à
la liberté d’opinion et d’expression, y compris pour les membres des médias, ainsi que pour
mettre un terme à la discrimination religieuse et ethnique ;
d)
Preuve de l’engagement en faveur de la lutte contre toutes les formes de
violence sexuelle et fondée sur le genre et en faveur de la promotion des droits des femmes
et des filles et de l’égalité des sexes ;
e)
Renforcement de la coopération avec les organes de l’Organisation des
Nations Unies chargés des droits de l’homme, les organismes internationaux et la
Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ;
2
3
2
Ibid.
A/HRC/41/53, par. 78 à 82.
GE.24-13024