A/RES/69/147
Intensification de l’action menée pour éliminer toutes
les formes de violence à l’égard des femmes et des filles
m) D’œuvrer en faveur de l’exercice du droit à l’éducation, notamment en
éliminant l’analphabétisme, en particulier dans les zones rurales ou isolées, et les
disparités entre les sexes à tous les niveaux de l’enseignement, afin de contribuer à
l’autonomisation des femmes et des filles et à l’élimination de toutes les formes de
discrimination et de violence dont elles sont la cible ;
n) D’adopter toutes les mesures qui s’imposent, en particulier dans le
domaine de l’éducation et dès les premiers niveaux du système éducatif, pour
modifier les modèles sociaux et culturels de comportement des hommes et des
femmes de tous âges, de manière à favoriser l’apprentissage du respect mutuel et à
éliminer les préjugés, les coutumes néfastes et toutes les autres pratiques inspirées
de l’idée de la supériorité ou de l’infériorité de l’un des deux sexes par rapport à
l’autre et de stéréotypes concernant les rôles sociaux respectifs des hommes et des
femmes, en faisant mieux percevoir le caractère inadmissible des violences exercées
contre les femmes et les filles à tous les niveaux, notamment en faisant de l’école,
des programmes éducatifs, des enseignants, des parents, des chefs religieux, des
organisations de jeunesse et des outils pédagogiques des vecteurs de la promotion de
l’égalité des sexes et des droits de l’homme ;
o) D’améliorer la sécurité et la sûreté des filles à l’école et sur le chemin de
l’école en créant un environnement sûr et non violent et ce, en améliorant les
infrastructures, telles que les transports, en installant des sanitaires adéquats et
séparés pour les filles et les garçons dans tous les endroits appropriés, en améliorant
l’éclairage, l’aménagement des terrains de jeux et la sécurité en général et en
adoptant à l’échelon national des politiques visant à proscrire, prévenir et éliminer
les violences exercées sur les enfants, en particulier les filles, par le harcèlement
sexuel, l’intimidation ou d’autres biais, en organisant des activités de prévention de
la violence dans les écoles et au niveau local et en instituant et en faisant appliquer
des sanctions contre les auteurs de violences à l’égard des filles ;
p) D’élaborer des programmes éducatifs non sexistes pour tous les niveaux
et de prendre des mesures concrètes pour veiller à ce que les hommes, les femmes,
les jeunes, les filles et les garçons y soient représentés de façon positive et non
stéréotypés ;
q) De favoriser la prévention en amont, auprès des familles et des enfants
qui côtoient la violence ou qui risquent de la subir, par des programmes apprenant
aux parents à élever leurs enfants, afin de réduire le risque que des violences soient
perpétrées ou que les victimes n’en subissent à nouveau plus tard, dans leur enfance
ou à l’âge adulte ;
r)
De veiller à ce que les mesures législatives, administratives, sociales et
éducatives qui s’imposent soient en place pour protéger les enfants de toutes les
formes de violence physique ou mentale, des blessures ou sévices, de l’abandon
moral ou du délaissement, de la maltraitance ou de l’exploitation, notamment des
agressions sexuelles ;
s)
De veiller également à ce que les mesures législatives, administratives,
sociales et éducatives qui s’imposent soient en place pour mettre fin aux mariages
d’enfants, aux mariages précoces, aux mariages forcés et aux mutilations génitales
féminines et faire connaître les dommages liés à ces pratiques ;
t)
De donner aux femmes, en particulier à celles qui vivent dans la
pauvreté, les moyens d’être indépendantes, notamment en renforçant leur autonomie
économique et en veillant à ce qu’elles participent pleinement à la vie de la société
et aux processus de décision, notamment en adoptant des politiques socioéconomiques
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