A/HRC/RES/55/4
nécessaires pour faire face aux conséquences de cette insécurité alimentaire, et ayant à l’esprit
que les institutions internationales doivent collaborer entre elles et mener une action
cohérente au niveau mondial,
Constatant avec une profonde préoccupation les effets néfastes de tous les conflits
armés sur l’exercice du droit à l’alimentation,
Constatant également avec une profonde préoccupation le nombre et l’ampleur des
catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme, des maladies et des invasions de
ravageurs, ainsi que les effets préjudiciables des changements climatiques et leurs
répercussions croissantes depuis quelques années qui, en conjonction avec d’autres facteurs,
entraînent de lourdes pertes en vies humaines et en moyens de subsistance et mettent en
danger la production agricole, la sécurité alimentaire et la nutrition, en particulier dans les
pays en développement,
Conscient à cet égard que la crise déclenchée par la pandémie de COVID-19 a
exacerbé l’insécurité alimentaire, notamment par ses effets dévastateurs sur les moyens de
subsistance des populations, l’agriculture et les systèmes alimentaires, les chaînes de valeur,
les prix des denrées alimentaires, la sécurité alimentaire et la nutrition,
Conscient également qu’il faut de toute urgence prendre des dispositions pour lutter
contre l’insécurité alimentaire des personnes les plus pauvres et des personnes les plus
vulnérables et que des mesures de soutien immédiat, notamment la fourniture d’une aide
alimentaire et nutritionnelle, selon qu’il convient, devraient être adoptées pour satisfaire les
besoins nutritionnels de ces personnes,
Exprimant sa profonde inquiétude face aux effets négatifs du double fardeau de la
malnutrition, qui entraîne une augmentation rapide des facteurs de risque de maladies non
transmissibles, tels que l’obésité et le surpoids,
Insistant sur la nécessité d’aider d’urgence les pays qui subissent de manière
disproportionnée les effets des changements climatiques et qui font face à la sécheresse, à
des fléaux, à la faim et à des menaces liées à la famine qui pourraient toucher des millions de
personnes, pour la plupart des femmes et des enfants,
Soulignant qu’il faut augmenter l’aide publique au développement consacrée à
l’agriculture, tant en valeur réelle qu’en pourcentage du total de l’aide publique au
développement, et considérant que les petites et moyennes exploitations agricoles, ceux qui
pratiquent la pêche artisanale et les petits pêcheurs des pays en développement doivent
bénéficier d’un appui en matière d’assistance technique, de transfert de technologies et de
renforcement des capacités pour pouvoir participer davantage à l’économie et s’assurer un
revenu et des moyens financiers,
Conscient qu’il importe de protéger, de préserver et d’utiliser durablement la
biodiversité agricole afin de garantir la sécurité alimentaire, la nutrition et le droit à
l’alimentation pour tous,
Soulignant l’importance du rôle que joue l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture, institution essentielle du système des Nations Unies, pour ce
qui est de mener l’action internationale visant à éliminer la faim, à assurer la sécurité
alimentaire pour tous et à garantir un accès régulier et permanent à une alimentation de
qualité, en quantité suffisante, sans compromettre la satisfaction d’autres besoins de première
nécessité, en s’appuyant sur des pratiques alimentaires bénéfiques pour la santé et
respectueuses de la diversité culturelle qui sont durables sur les plans environnemental,
culturel, économique et social, et d’aider les États Membres à réaliser pleinement le droit à
l’alimentation, notamment en fournissant aux pays en développement une assistance
technique à l’appui de l’élaboration de leurs cadres nationaux de priorités,
Saluant l’action du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, instance internationale
et intergouvernementale inclusive permettant à un grand nombre de parties prenantes
d’œuvrer ensemble de manière coordonnée et à l’appui des processus dirigés par les pays
afin d’éliminer la faim et d’assurer la sécurité alimentaire et la nutrition pour tous les êtres
humains,
GE.24-06165
3