A/HRC/RES/47/24
des migrants, des enfants, des personnes handicapées et des personnes vulnérables, y compris
les personnes qui vivent dans les petits États insulaires en développement et dans les pays les
moins avancés, et dans des conditions de pénurie d’eau, de désertification, de dégradation
des terres et de sécheresse, et le droit au développement, ainsi que l’égalité des sexes,
l’autonomisation des femmes et l’équité intergénérationnelle,
Réaffirmant l’engagement d’assurer l’application intégrale, effective et continue de la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris
adopté au titre de la Convention, notamment dans le contexte du développement durable et
de la lutte contre la pauvreté, en vue d’atteindre l’objectif ultime de la Convention,
Soulignant qu’il importe de contenir l’élévation de la température moyenne de la
planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre
l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux
préindustriels, étant entendu que cela réduirait sensiblement les risques et les effets des
changements climatiques,
Sachant que, comme il est dit dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, le caractère planétaire des changements climatiques requiert de
tous les pays qu’ils coopèrent le plus possible et participent à une action internationale
efficace et appropriée, selon leurs responsabilités communes mais différenciées, leurs
capacités respectives et leur situation sociale et économique, et sachant également que, selon
le paragraphe 2 de l’article 2 de l’Accord de Paris, l’Accord sera appliqué dans le respect de
l’équité et du principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités
respectives, eu égard aux différentes situations nationales,
Notant l’importance des travaux de la communauté scientifique et du Groupe
d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, notamment des rapports
d’évaluation et rapports spéciaux de celui-ci, qui aident à renforcer l’action menée à l’échelle
mondiale face aux changements climatiques tout en tenant compte de la dimension humaine
ainsi que des savoirs des peuples autochtones, des paysans et des populations locales,
Sachant que, comme il est indiqué dans la Convention-cadre des Nations Unies sur
les changements climatiques, les mesures visant à faire face aux changements climatiques
devraient être coordonnées avec le développement économique et social de manière intégrée,
afin d’éviter toute incidence négative sur celui-ci, compte dûment tenu des besoins
prioritaires légitimes des pays en développement s’agissant d’assurer une croissance
économique soutenue et d’éliminer la pauvreté,
Considérant que la pauvreté, sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions,
y compris l’extrême pauvreté, est l’une des plus graves menaces qui pèsent sur le monde, et
que son élimination est indispensable à la réalisation des objectifs de développement durable,
à la résilience aux changements climatiques, et à la promotion et à la protection des droits de
l’homme, notamment des droits des personnes vulnérables et des personnes qui vivent dans
les petits États insulaires en développement et dans les pays les moins avancés, qui subissent
de manière disproportionnée les effets néfastes des changements climatiques,
Soulignant que les obligations, normes et principes en matière de droits de l’homme
peuvent éclairer et renforcer l’élaboration des politiques internationales, régionales et
nationales dans le domaine des changements climatiques, et accroître ainsi la cohérence des
mesures, leur légitimité et la pérennité des résultats,
Soulignant que les effets néfastes des changements climatiques ont une série
d’incidences, susceptibles d’augmenter si le réchauffement s’accentue, tant directes
qu’indirectes, sur l’exercice effectif des droits de l’homme, notamment le droit à la vie, le
droit à une nourriture suffisante, le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale
susceptible d’être atteint, le droit à un logement convenable, le droit à l’autodétermination,
le droit à l’eau potable et à l’assainissement, le droit au travail et le droit au développement,
et rappelant qu’en aucun cas un peuple ne peut être privé de ses propres moyens de
subsistance,
Soulignant l’importance de la participation des femmes, y compris des femmes âgées,
et des filles, à l’action climatique,
2
GE.21-10295