Situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée
A/RES/74/166
Saluant également l’action diplomatique menée pour améliorer la situation des
droits de l’homme et la situation humanitaire dans le pays, et notant l ’importance du
dialogue et des échanges à cette fin, y compris le dialogue intercoréen,
Soulignant les efforts déployés par le Secrétaire général pour contribuer à
l’amélioration des relations intercoréennes et à la promotion de la réconciliation et de
la stabilité de la péninsule coréenne ainsi qu’au bien-être de la population coréenne,
1.
Condamne les violations systématiques, généralisées et flagrantes des
droits de l’homme commises depuis longtemps et encore aujourd ’hui en République
populaire démocratique de Corée et par la République populaire démocratique de
Corée, y compris celles dont la Commission d’enquête sur la situation des droits de
l’homme en République populaire démocratique de Corée, créée par le Conseil des
droits de l’homme dans sa résolution 22/13 du 21 mars 2013 13, considère qu’elles
peuvent constituer des crimes contre l’humanité, et celles relevées par le Groupe
d’experts indépendants sur l’établissement des responsabilités pour les violations des
droits de l’homme en République démocratique populaire de Corée 14 , créé par la
résolution 31/18 du 23 mars 2016 15, et par le Haut-Commissariat des Nations Unies
aux droits de l’homme, et l’impunité dont les auteurs de ces violations continuent de
jouir ;
2.
Se déclare très gravement préoccupée par :
a)
La persistance d’informations faisant état de violations des droits de
l’homme, dont les conclusions détaillées présentées par la Commission d ’enquête
dans son rapport 2, et notamment :
i)
La torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants, y compris les conditions inhumaines de détention ; les viols ; les
exécutions publiques ; les détentions extrajudiciaires et arbitraires ; l’absence
de procédure régulière et d’état de droit, s’agissant notamment des garanties
d’un procès équitable et de l’indépendance de la magistrature ; les exécutions
extrajudiciaires, sommaires et arbitraires ; l’imposition de la peine de mort pour
des motifs politiques et religieux ; les châtiments collectifs qui peuvent
s’étendre à trois générations ; le recours très fréquent au travail forcé ;
ii) L’existence d’un vaste système de camps de prisonniers politiques, où de
très nombreuses personnes sont privées de leur liberté et vivent dans des
conditions indignes, où elles sont notamment soumises au travail forcé, et où
des violations alarmantes des droits de l’homme sont commises ;
iii) Les disparitions forcées et involontaires de personnes arrêtées, détenues
ou enlevées contre leur gré ; le refus de révéler leur sort et leur localisation ; le
refus de reconnaître qu’elles ont été privées de liberté, ce qui les soustrait à la
protection de la loi et leur cause, ainsi qu’à leurs familles, de graves
souffrances ;
iv) Les transferts forcés de population et les limitations imposé es à chaque
personne qui souhaite circuler librement à l’intérieur du pays et voyager à
l’étranger, notamment les peines infligées à ceux qui ont quitté ou ont essayé de
quitter le pays sans autorisation, ou à leur famille, ainsi qu ’à ceux qui ont été
refoulés ;
__________________
13
14
15
19-22298
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-huitième session, Supplément n o 53
(A/68/53), chap. IV, sect. A.
Voir A/HRC/34/66/Add.1.
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et onzième session, Supplément n o 53
(A/71/53), chap. IV, sect. A.
5/12
Sélectionner le paragraphe cible3
Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières