Renforcement du programme des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale, surtout de ses capacités de coopération technique A/RES/74/177 financière de l’Office et de continuer à veiller à ce que ce dernier dispose de ressources suffisantes pour s’acquitter pleinement et efficacemen t de ses mandats ; 32. Invite les États et autres parties intéressées à verser de nouvelles contributions au fonds de contributions volontaires des Nations Unies en faveur des victimes de la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, et au fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage ; 33. Demande aux États Membres d’intensifier les efforts qu’ils déploient aux niveaux national et international afin d’éliminer toutes l es formes de discrimination, dont le racisme, l’intolérance religieuse, la xénophobie et la discrimination fondée sur le sexe, notamment en menant des actions de sensibilisation, en élaborant des supports et des programmes éducatifs et en envisageant, au b esoin, de rédiger et d’appliquer une législation contre la discrimination ; 34. Souligne qu’il importe de protéger, quel que soit leur statut, les membres de la société qui sont vulnérables, lesquels peuvent être victimes de formes multiples et aggravées de discrimination et, à cet égard, se déclare préoccupée par l’intensification des activités des organisations criminelles nationales et transnationales et d’autres groupes qui tirent profit des infractions commises contre les migrants, en particulier les femmes et les enfants, et agissent sans se soucier des conditions dangereuses et inhumaines auxquelles ils les exposent, en violation flagrante du droit interne et du droit international ; 35. Engage les États Membres à appliquer, selon qu’il convient, l’ Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela) 33, en tenant compte de l’esprit et de l’objet de ces règles, et à redoubler d’efforts face au problème de la surpopulation carcérale en menant des réformes appropriées de la justice pénale devant inclure, selon qu’il convient, un examen de la politique pénale et des mesures pratiques visant à réduire les périodes de détention provisoire, à accroître le recours à des sanctions et à des mesures non privatives de liberté et à améliorer l’accès à l’aide judiciaire dans la mesure du possible, et prie l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de continuer de fournir une assistance technique à cet égard aux États Membres qui en font la demande ; 36. Invite les États Membres à intégrer la problématique femmes-hommes dans leurs systèmes de justice pénale, y compris en ayant recours, selon que de besoin, à des mesures non privatives de liberté pour les femmes et en améliorant le traitement des femmes détenues, compte tenu des Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok) 34, ainsi qu’en élaborant et en mettant en œuvre des stratégies et des plans nationaux visant à promouvoir l’entière protection des femmes et des filles contre tous les actes de violence et à renforcer les mesures de prévention et l’action menée par la justice pénale face aux meurtres sexistes de femmes et de filles, notamment les mesures de renforcement des moyens concrets dont ils disposent pour mener des enquêtes sur toutes les formes de criminalité de cette sorte, les prévenir et en poursuivre et en punir les auteurs, et accueille a vec satisfaction, à cet égard, les outils pratiques reco mmandés par le groupe intergouvernemental d’experts à composition non limitée sur le meurtre sexiste de femmes et de filles à sa réunion qui s’est tenue à Bangkok du 11 au 13 novembre 2014 35 ; __________________ 33 34 35 18/23 Résolution 70/175, annexe. Résolution 65/229, annexe. Voir E/CN.15/2015/16. 19-22334

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