Droits humains et extrême pauvreté
A/RES/79/178
l’action mondiale en faveur d’un monde exempt de pauvreté et à appuyer, de manière
efficiente et coordonnée, les objectifs de développement arrêtés au niveau
international relatifs à l’élimination de la pauvreté, notamment les objectifs de
développement durable visant à ne laisser personne de côté et à aider les plus
défavorisés en premier,
Rappelant l’adoption du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de
catastrophe (2015-2030) 11, ainsi que la teneur de la déclaration politique issue de sa
réunion de haut niveau sur l’examen à mi-parcours du Cadre de Sendai pour la
réduction des risques de catastrophe (2015-2030) 12 , et constatant que, face aux
catastrophes, il faut adopter une approche préventive plus vaste et privilégiant
davantage la dimension humaine, tout en réaffirmant l’engagement qui a été pris
d’agir pour atténuer les risques de catastrophe et accroître la r ésilience, et ce, avec un
sentiment d’urgence renouvelé, dans le contexte du développement durable et de
l’élimination de la pauvreté,
Réaffirmant la Déclaration et le Programme d’action de Vienne 13, qui disposent
que le droit au développement, tel qu’il est établi dans la Déclaration sur le droit au
développement 14, est un droit universel et inaliénable qui fait partie intégrante des
droits fondamentaux de la personne humaine,
Rappelant que la déclaration politique adoptée en 2023 par le forum politique
de haut niveau pour le développement durable 15 organisé sous ses auspices, ainsi que
le Pacte pour l’avenir 16 qu’elle a adopté pendant le Sommet de l’avenir, entre autres,
ont mis l’accent sur le fait que l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et
dans toutes ses dimensions, notamment de l’extrême pauvreté, restait le plus grand
défi auquel l’humanité devait faire face et continuait de constituer une condition
indispensable au développement durable et un impératif pour l’humanité tout entière,
Rappelant la résolution intitulée « Promouvoir le développement social et la
justice sociale au moyen de politiques sociales, afin de faire progresser plus
rapidement la mise en œuvre du Programme de développement durable à
l’horizon 2030 et d’atteindre l’objectif primordial de l’élimination de la pauvreté » 17,
qui a été adoptée par la Commission du développement social à sa soixante-deuxième
session, ainsi que les conclusions concertées sur le thème « Accélération de la
réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles par
la lutte contre la pauvreté, le renforcement des institutions et un financement tenant
compte des questions de genre » 18, qui ont été adoptées par la Commission de la
condition de la femme à sa soixante-huitième session,
Reconnaissant les progrès appréciables que l’action contre l’extrême pauvreté a
permis d’accomplir dans plusieurs régions du monde, mais profondément préoccupée
par le fait qu’une partie des efforts faits a été réduite à néant en raison des retombées
de la pandémie de COVID-19 dans tous les pays du monde, quelle que soit leur
situation économique, sociale ou culturelle, et que l’extrême pauvreté est
particulièrement grave dans les pays en développement et se traduit, entre autres, par
l’exclusion sociale, la faim, la discrimination, la vulnérabilité face à la traite des êtres
humains et à la maladie, le manque de logements convenables, le manque d’accès aux
__________________
Résolution 69/283, annexe II.
Résolution 77/289, annexe.
13
A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.
14
Résolution 41/128, annexe.
15
Résolution 78/1, annexe.
16
Résolution 79/1.
17
Résolution 2024/6 du Conseil économique et social.
18
Documents officiels du Conseil économique et social, 2024, Supplément n o 7 (E/2024/27), chap. I,
sect. A.
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