A/RES/72/73
Les océans et le droit de la mer
scientifiques qui gouvernent la gestion, la conservation et la protection du
patrimoine culturel subaquatique par les Parties, leurs nationaux et les navires
battant leur pavillon ;
II
Renforcement des capacités
10. Souligne qu’il est essentiel de renforcer les capacités des États,
notamment des pays en développement et plus particulièrement des moins avancés
d’entre eux, des pays sans littoral, des petits États insulaires et des États côtiers
d’Afrique, pour qu’ils puissent appliquer intégralement la Convention, tirer parti de
la mise en valeur durable des mers et des océans et intervenir à part entière dans les
instances mondiales et régionales consacrées aux affaires maritimes et au droit de
la mer ;
11. Souligne également qu’il importe de traiter, grâce au renforcement des
capacités, les problèmes particuliers auxquels se heurtent les pays en développement
à revenu intermédiaire ;
12. Rappelle à ce sujet que, dans le document « L’avenir que nous
voulons »8 , les États ont déclaré qu’il importait de renforcer les capacités des pays
en développement afin qu’ils soient en mesure de tirer parti de la conservation et de
l’exploitation durable des océans et des mers et de leurs ressources et, à cet égard,
ont mis l’accent sur la nécessité de coopérer dans le domaine de la recherche
scientifique sur les milieux marins pour appliquer les dispositions de la Convention
et les textes issus des grandes réunions au sommet consacrées au développement
durable et pour assurer le transfert de technologie, en tenant compte des Critères et
principes directeurs concernant le transfert de techniques marines que l’Assemblée
de la Commission océanographique intergouvernementale de l’Organisation des
Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture a adoptés à sa
vingt-deuxième session, en 2003 ;
13. Souligne que la coopération internationale, notamment intersectorielle,
est indispensable pour renforcer les capacités aux échelons national, régional et
mondial, afin de remédier, en particulier, aux lacunes existantes dans le domaine des
affaires maritimes et du droit de la mer, notamment des sciences de la mer ;
14. Demande que les mesures prises pour renforcer les capacités tiennent
compte des besoins des pays en développement, et invite les États, les organisations
internationales et les organismes donateurs à faire en sorte qu’elles s’inscrivent dans
la durée ;
15. Demande aux organismes donateurs et aux institutions financières
internationales d’assurer un suivi systématique de leurs programmes afin que tous
les États, en particulier les pays en développement, disposent, en matière
d’économie, de droit, de navigation, de sciences et de techniques, des compétenc es
nécessaires à l’application intégrale de la Convention, à la réalisation des fins de la
présente résolution et à la mise en valeur durable des mers et des océans aux
niveaux national, régional et mondial, et, ce faisant, de garder à l’esprit les intérêt s
et les besoins des États en développement sans littoral ;
16. Souhaite voir s’intensifier l’action menée pour renforcer les capacités des
pays en développement, en particulier les moins avancés d’entre eux et les petits
États insulaires, ainsi que les États côtiers d’Afrique, et pour améliorer les aides à la
navigation et aux services de recherche et de sauvetage, les services
hydrographiques et la production de cartes marines, y compris de cartes
électroniques, et voir mobiliser des ressources et créer des capacités avec l’appui
des institutions financières internationales et de la communauté des donateurs ;
10/60
Error! No document variable supplied.