Les océans et le droit de la mer
A/RES/72/73
bathymétriques, afin d’appuyer le développement, la gestion et la gouvernance
durables du milieu marin ;
286. Prend note avec intérêt de la contribution que le Système d’information
biogéographique sur les océans, outil de stockage et de partage des données en libre
accès hébergé par la Commission océanographique intergouvernementale, apporte à
la recherche sur la biodiversité marine ;
287. Se félicite de l’attention croissante portée aux océans en tant que source
potentielle d’énergie renouvelable et prend note à cet égard du résumé des débats du
Processus consultatif informel à sa treizième réunion 119 ;
288. Souligne qu’il importe que la communauté scientifique approfondisse sa
connaissance de l’interface entre les océans et l’atmosphère, y compris en
participant à des programmes d’observation des océans et à des systèmes
d’information géographique tels que le Système mondial d’observation de l’océan,
parrainé par la Commission océanographique intergouvernementale, le Programme
des Nations Unies pour l’environnement, l’Organisation météorologique mondiale
et le Conseil international pour la science, compte tenu en particulier de leur rôle
dans la surveillance et la prévision des changements et de la variabilité climatiques
et dans la mise en place et l’utilisation de dispositifs d’alerte aux tsunamis ;
289. Se félicite des progrès accomplis par la Commission océanographique
intergouvernementale et les États Membres dans la mise en place e t la gestion de
dispositifs régionaux et nationaux d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs
effets, se félicite également que l’Organisation des Nations Unies et d’autres
organisations intergouvernementales continuent de collaborer à cet effort, sal ue la
mise au point et la diffusion récente des nouveaux dispositifs renforcés d’alerte aux
tsunamis pour le Système d’alerte aux tsunamis et de mitigation dans le Pacifique et
pour le Système d’alerte aux tsunamis et autres risques côtiers dans la mer des
Caraïbes et les régions adjacentes, qui aideront les pays du Pacifique et des Caraïbes
à évaluer les menaces et à émettre des avertissements, et invite les États Membres à
établir selon que de besoin des dispositifs nationaux de cette sorte ou à développe r
ceux qui existent déjà, selon une démarche intégrée et mondiale de gestion des
risques liés aux océans, pour réduire les pertes en vies humaines et le préjudice subi
par les économies nationales et renforcer la résilience des communautés côtières en
cas de catastrophe naturelle ;
290. Souligne qu’il faut continuer de prendre des mesures pour atténuer les
effets des catastrophes naturelles, surtout après les tsunamis provoqués par des
tremblements de terre – comme celui qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 – et pour
se préparer à ces catastrophes ;
291. Engage les États à prendre les dispositions voulues et à coopérer au sein
des institutions compétentes, y compris l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture, la Commission océanographique intergouvernementale
et l’Organisation météorologique mondiale, pour régler le problème des dommages
causés aux bouées océaniques de collecte de données ancrées et exploitées
conformément au droit international, notamment en prenant des mesures
d’information et de sensibilisation à l’importance et à l’utilité de ces bouées, ainsi
qu’en assurant une protection renforcée des bouées et en déclarant plus
systématiquement les dommages provoqués ;
292. Décide de proclamer la Décennie des Nations Unies pour les sciences
océaniques au service du développement durable, pour la période commençant le
1 er janvier 2021, dans les structures et la limite des ressources disponibles, et
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