A/RES/72/73
Les océans et le droit de la mer
paragraphes 6 à 10 de la décision XII/23 sur la diversité biologique marine et
côtière adoptée à la douzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention
sur la diversité biologique, tenue à Pyeongchang (République de Corée) du 6 au
17 octobre 2014 87, et les invite à redoubler d’efforts aux niveaux national, régional
et mondial pour régler le problème de l’acidification des océans et de ses effets
nocifs sur les écosystèmes marins vulnérables, en particulier les récifs coralliens ;
191. Constate avec satisfaction qu’à sa quarante-troisième session, tenue à
Nairobi du 11 au 13 avril 2016, le Groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat a décidé d’établir un rapport spécial sur les changements
climatiques, les océans et la cryosphère 88 ;
192. Rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États
ont recommandé d’appuyer les initiatives visant à lutter contre l’acidification des
océans et les incidences des changements climatiques sur les ressources et les
écosystèmes marins et côtiers et réaffirmé à cet égard la nécessité de coopérer pour
empêcher que le phénomène de l’acidification des océans se poursuive et pour
améliorer la résilience des écosystèmes marins et des populations qui en vivent, de
promouvoir la recherche scientifique marine, le suivi et l’observation de
l’acidification des océans et des écosystèmes particulièrement vulnérables,
notamment en améliorant la coopération internationale dans ce domaine ;
193. Salue à cet égard la tenue, à Monaco du 15 au 17 octobre 2017, du
quatrième Atelier international sur les répercussions socioéconomiques de
l’acidification des océans ayant pour thème « Recherche de solutions scientifiques :
répercussions de l’acidification des océans sur les services écosystémiques
– l’exemple des récifs coralliens », organisé par le Centre scientifique de Monaco et
le Centre de coordination de l’action internationale relative à l’acidification des
océans de l’Agence internationale de l’énergie atomique ;
194. Note avec préoccupation que l’acidité des océans a augmenté d’environ
30 pour cent depuis le début de l’ère industrielle 89 et que l’acidification des eaux du
globe qui se poursuit à un rythme alarmant a toutes sortes de répercussions, et
engage instamment les États à s’attaquer sérieusement aux causes de l’acidification
des océans en tenant compte de la situation et des capacités de chaque pays, à
étudier plus avant les effets de ce phénomène et à les réduire au minimum, à
renforcer la coopération locale, nationale, régionale et mondiale à cet égard,
notamment à mettre en commun les informations et à mettre en place des moyens de
mesure de l’acidification des océans partout dans le monde, y compris dans les pays
en développement, et à prendre des mesures afin de rendre les écosystèmes marins
plus sains et donc plus résilients, dans la mesure du possible, face à l’acidification
des océans ;
195. Apprécie l’attention accordée à l’acidification des océans aux
quatorzième et dix-huitième réunions du Processus consultatif informel, et s’engage
à continuer de s’intéresser à cette question importante, notamment à prendre en
considération la première Évaluation mondiale intégrée du milieu marin (première
Évaluation mondiale des océans), les travaux que mène le Centre de coordination de
l’action internationale relative à l’acidification des océans et les efforts de
coopération scientifique impulsés par le Réseau mondial d’observation de
l’acidification des océans ;
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36/60
Voir Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP/CBD/COP/12/29,
sect. I.
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, décision IPCC/XLIII -6.
Comme indiqué dans le rapport de 2013 du Groupe de travail I du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat, sur les éléments scientifiques des changements
climatiques.
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