A/RES/53/175
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13. Accueille avec satisfaction les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Initiative en faveur
des pays pauvres très endettés et le fait que le Conseil d’administration du Fonds monétaire international
ait prorogé jusqu’à la fin 2000 le délai, initialement fixé à deux ans, dans lequel les pays concernés
peuvent demander à être admis au bénéfice de cette Initiative, et souligne que celle-ci représente une
possibilité importante pour les pays pauvres très endettés de parvenir à une situation de la dette
supportable;
14. Préconise d’étendre rapidement et résolument l’accès à l’Initiative en faveur des pays pauvres
très endettés à un plus grand nombre de pays, et encourage tous les pays réunissant les conditions requises
à prendre les mesures nécessaires pour pouvoir être associé dès que possible à cette Initiative de façon à
pouvoir en bénéficier d’ici à 2000;
15. Souligne que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, agissant en étroite
coopération avec toutes les entités compétentes des Nations Unies, doivent s’occuper sans tarder des
besoins particuliers des pays pauvres qui sortent d’un conflit et, sur ce point, prend note avec satisfaction
de la décision du Conseil d’administration du Fonds monétaire international de faire preuve d’une certaine
souplesse au moment d’évaluer les progrès accomplis dans l’exécution des politiques économiques par les
pays bénéficiaires d’une aide consécutive à un conflit;
16. Souligne également qu’une mobilisation effective de ressources financières supplémentaires pour
l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés s’impose d’urgence de la part des créanciers tant
bilatéraux que multilatéraux, sans préjudice de l’appui nécessaire aux autres activités de développement
des pays en développement et, à cet égard, sait gré à certains donateurs bilatéraux d’avoir versé des
contributions au Fonds fiduciaire de la Banque mondiale pour les pays pauvres très endettés et au Fonds
fiduciaire pour les pays pauvres très endettés de la Facilité d’ajustement structurel renforcée du Fonds
monétaire international, engage les autres donateurs bilatéraux et invite les autres institutions financières
internationales qui ne l’ont pas encore fait à mettre au point dès que possible des mécanismes de
participation à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés, et demande aux donateurs bilatéraux
et multilatéraux de fournir des contributions au Fonds fiduciaire pour les pays pauvres très endettés en vue
d’aider la Banque africaine de développement à assumer sa part des charges afférentes à l’Initiative;
17. Engage les pays industrialisés qui n’ont pas encore versé de contribution au Fonds fiduciaire
pour les pays pauvres très endettés de la Facilité d’ajustement structurel renforcée à le faire sans plus
tarder;
18. Souligne qu’il importe de mettre en œuvre avec souplesse l’Initiative en faveur des pays pauvres
très endettés, notamment en réduisant l’intervalle entre le point de décision et le point d’achèvement,
compte dûment tenu des progrès réalisés par les pays dans l’exécution des politiques économiques, d’une
manière transparente et en y associant pleinement les pays débiteurs;
19. Souligne également qu’il importe d’appliquer avec plus de souplesse les critères d’admission au
bénéfice de l’Initiative, notamment en évaluant en permanence et en suivant activement les conséquences
de l’application des critères actuels de façon que suffisamment de pays pauvres très endettés puissent en
bénéficier, une plus grande souplesse revêtant une importance toute particulière dans les cas limites et pour
les pays qui sortent d’un conflit et permettant, entre autres, d’éviter de retarder l’établissement d’un bilan
de l’activité économique lorsque des reculs temporaires sont dus à des chocs extérieurs, afin d’aider ces
pays à se dégager du processus de rééchelonnement et des charges insupportables que leur impose leur
dette;
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