A/HRC/RES/55/22 Rappelant, un an après leur survenue, les tremblements de terre de février 2023, exprimant une nouvelle fois ses plus sincères condoléances aux 8,8 millions de personnes en République arabe syrienne qui ont été touchées par ces tremblements de terre, et considérant la détérioration continue de la situation humanitaire tout au long de 2023, qui affecte les populations déjà en situation de vulnérabilité, ainsi que les populations les plus exposées aux violations des droits de l’homme et aux atteintes à ces droits, et qui s’ajoute à la crise existante, et combien les souffrances de ces populations sont accentuées par les obstacles empêchant un acheminement rapide, sûr, sans entrave et durable de l’aide humanitaire à toutes les personnes dans le besoin en République arabe syrienne, et ce, par toutes les modalités disponibles, Notant avec une grande inquiétude qu’après la réduction de l’accès transfrontière autorisé par le Conseil de sécurité en janvier et juillet 2020, l’autorisation du Conseil de sécurité a expiré en juillet 2023, malgré des besoins humanitaires croissants, en particulier dans le nord-ouest de la République arabe syrienne, où l’accès à l’aide reste un lien vital avec l’extérieur, en particulier après les tremblements de terre dévastateurs de février 2023, pour 4,1 millions de personnes, notamment les personnes déplacées dans des camps, dont 80 % sont des femmes ou des enfants, Constatant que la République arabe syrienne a accepté que l’Organisation des Nations Unies et ses institutions spécialisées utilisent le point de passage de Bab el-Haoua pendant deux périodes consécutives de six mois et ceux de Bab el-Salam et Raaï pendant trois périodes consécutives de trois mois aux fins de l’acheminement de l’aide humanitaire, mais demeurant préoccupé par le fait que cet approvisionnement ne reprend que pour une période limitée, qui est trop courte pour permettre un acheminement durable de l’aide dans le nord-ouest de la République arabe syrienne, et soulignant qu’il faut que tous les acteurs veillent à ce que cet accès soit maintenu durablement et sans entrave, dans le respect du droit international humanitaire, et comme le demandent les organismes humanitaires, et que les opérations humanitaires des Nations Unies dans le pays restent guidées par les principes humanitaires que sont l’humanité, l’impartialité, la neutralité et l’indépendance, Se déclarant extrêmement préoccupé par la montée de la violence dans l’ensemble de la République arabe syrienne tout au long de 2023, le décès d’au moins 556 civils supplémentaires et les dommages causés aux infrastructures civiles signalés en 2022, en particulier à la lumière des informations communiquées par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme selon lesquelles, parmi les 350 209 victimes du conflit dont le décès a été enregistré entre 2011 et 2021, il a été établi que 143 350 étaient des civils, ce qui, ajouté aux quelque 163 537 civils dont le décès n’aurait pas été enregistré, représente 1,5 % de la population totale de la République arabe syrienne au début du conflit3, Condamnant fermement le fait qu’un nombre effroyablement élevé d’enfants continuent d’être soumis à de graves violations du droit des droits humains et à des atteintes à ces droits, ainsi qu’à des violations du droit international humanitaire, comme l’a indiqué le Secrétaire général4, et que l’ampleur et la récurrence de ces violations et atteintes auront des conséquences pour plusieurs générations à venir, et prenant note avec un profond regret de la conclusion du Haut-Commissariat selon laquelle près d’une personne sur 13 ayant trouvé la mort en raison du conflit était un enfant5, Prenant note avec préoccupation des conclusions de la Commission d’enquête, selon lesquelles, tout au long du conflit en République arabe syrienne, les femmes et les filles ont été prises pour cible en raison de leur genre et du fait que, selon le document intitulé « Gendered impact of the conflict in the Syrian Arab Republic on women and girls » (Incidences particulières du conflit en République arabe syrienne sur les femmes et les filles) qu’elle a publié en 2023, elles ont subi d’autres préjudices en raison des obstacles à l’exercice de leurs droits, notamment leurs droits en matière de propriété et de succession et leur droit à la liberté d’expression, et de l’absence d’accès à la justice et aux réparations pour les victimes et les personnes rescapées de la violence sexuelle et fondée sur le genre, 3 4 5 2 Voir A/HRC/50/68. Voir A/76/871-S/2022/493. Voir A/HRC/50/68. GE.24-06466

Sélectionner le paragraphe cible3