Traite des femmes et des filles
A/RES/73/146
prévenir ou combattre la traite des êtres humains, y compris l’exploitation sexuelle
des femmes et des filles, et à les sensibiliser, et leur demande à cet égard de veiller à
ce que le traitement réservé aux victimes, en particulier par les agents de la force
publique et des services d’immigration, les agents consulaires, les travailleurs
sociaux, les prestataires de services de santé et autres fonctionnaires intervenant en
premier, respecte pleinement leurs droits fondamentaux et soit adapté à leur sexe et à
leur âge et conforme aux principes de la non-discrimination, notamment l’interdiction
de la discrimination raciale ;
40. Invite les États Membres à dispenser aux agents de la force publique et de
la police des frontières et au personnel médical une formation qui leur permette de
détecter les cas potentiels de traite des êtres humains aux fins du prélèvement
d’organes ;
41. Invite les gouvernements à prendre des dispositions garantissant que les
procédures pénales et les programmes de protection des témoins tiennent compte de
la situation particulière des femmes et des filles victimes de la traite et que celles-ci
reçoivent le soutien et l’aide dont elles ont besoin, selon qu’il convient, pour porter
plainte sans crainte devant les autorités de police ou autres, qui protègent comme il
se doit leur vie privée et leur identité, et rester, le cas échéant, à la disposition des
autorités judiciaires, et qu’elles puissent durant ce temps bénéficier d’une protection
adaptée à leur sexe et à leur âge et, le cas échéant, de l’assistance voulue sur les plans
social, médical, financier et juridique, y compris la possibilité d’obtenir une
indemnité pour le préjudice subi ;
42. Invite également les gouvernements à redoubler d’efforts pour faire en
sorte que les affaires de traite d’êtres humains trouvent une issue rapidement et, en
coopération notamment avec les organisations intergouvernementales et non
gouvernementales, à concevoir et mettre en place des dispositifs et mécanismes de
lutte contre ce phénomène et à renforcer ceux qui existent déjà ;
43. Invite en outre les gouvernements à encourager les médias, notamment les
fournisseurs d’accès à Internet, à adopter des mesures d’autodiscipline ou à renforcer
celles qu’ils ont déjà prises, pour promouvoir une utilisation responsable des médias,
en particulier d’Internet, en vue d’éliminer l’exploitation des femmes et des enfants,
surtout des filles, qui pourrait favoriser la traite des êtres humains ;
44. Encourage les gouvernements à mettre au point et à appliquer des
stratégies favorisant un accès sans risque aux médias et aux technologies de
l’information et des communications, de manière à prévenir et à éliminer la traite des
femmes et des filles, notamment en améliorant les connaissances informatiques de
celles-ci et leur accès à l’information ;
45. Engage les milieux d’affaires, notamment ceux des secteurs du tourisme,
des voyages et des télécommunications, les agences de recrutement concernées et les
médias, à coopérer avec les gouvernements pour éliminer la traite des femmes et des
enfants, en particulier des filles, notamment en diffusant par l ’intermédiaire des
médias des informations sur les dangers de la traite des êtres humains, les moyens
utilisés par ceux qui s’y livrent, les droits des victimes et les services dont celles -ci
peuvent bénéficier ;
46. Insiste sur la nécessité de recueillir systématiquement des données
ventilées par sexe, par âge et par tout autre facteur pertinent, de réaliser des étude s
exhaustives aux niveaux national et international, prenant note à cet égard de la
parution du Rapport mondial sur la traite des personnes, établi par l’Office des
Nations Unies contre la drogue et le crime, et de définir sur le plan international des
méthodes et indicateurs communs permettant d’élaborer des statistiques utiles et
comparables, et encourage les gouvernements à renforcer leurs capacités d’échange
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