A/HRC/RES/45/30
Constatant avec une profonde inquiétude que, dans de nombreuses régions du
monde, les enfants continuent de subir les effets néfastes des dommages environnementaux,
notamment les changements climatiques, les sécheresses persistantes et les phénomènes
météorologiques extrêmes, les catastrophes écologiques, la dégradation des terres,
l’élévation du niveau de la mer, l’érosion des littoraux et l’acidification des océans,
Exprimant sa préoccupation quant au fait que, dans le monde, des millions d’enfants
continuent de grandir sans protection parentale, séparés de leur famille pour de nombreuses
raisons, y compris à cause de catastrophes naturelles, des effets délétères des changements
climatiques et des différentes formes de dommages environnementaux,
Réaffirmant que, pour l’épanouissement complet et harmonieux de sa personnalité,
l’enfant doit grandir dans un milieu familial, que son intérêt supérieur doit être le principe
guidant les personnes chargées de l’élever et de le protéger et qu’il faut développer les
capacités des familles et des autres personnes responsables d’assurer à l’enfant des soins et
un environnement sûr, y compris dans le contexte des catastrophes naturelles, des effets
néfastes des changements climatiques, et des autres formes de dommages
environnementaux,
Conscient qu’en raison de leur métabolisme et de leur physiologie particuliers et des
besoins liés à leur développement, les enfants sont particulièrement vulnérables face aux
effets des dommages environnementaux, notamment la pollution de l’air, du sol et de l’eau
et l’exposition à des produits et déchets dangereux, et que l’exposition à ces effets peut
avoir des conséquences pour les enfants tout au long de leur vie, car leur état de santé, leur
bien-être et leur développement sont menacés dès le plus jeune âge,
Profondément préoccupé par le fait que, chaque année, plus de 1,7 million d’enfants
de moins de 5 ans perdent la vie à la suite d’une exposition évitable aux effets des
dommages environnementaux, que 12 millions d’enfants des pays en développement
souffrent de lésions cérébrales permanentes causées par une intoxication par le plomb, et
que, dans le monde, environ 85 millions d’enfants travaillent dans des conditions
dangereuses et sont régulièrement exposés à des substances toxiques responsables de
lésions cérébrales, de maladies et de toute une série d’autres préjudices, dont certains
peuvent avoir des effets permanents irréversibles, tels que des déficiences,
Sachant que les dommages environnementaux, dont les changements climatiques,
accentuent les catastrophes écologiques, susceptibles de priver les personnes touchées de
moyens de subsistance essentiels et d’entraîner des déplacements et des migrations,
notamment d’enfants et de jeunes non accompagnés,
Profondément préoccupé par le fait que les effets des dommages environnementaux
peuvent entraver la pleine jouissance de très nombreux droits de l’enfant, notamment le droit
à la vie, le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, le droit à un
niveau de vie suffisant pour permettre le développement physique, mental, spirituel, moral et
social de l’enfant, le droit à l’éducation, le droit de l’enfant d’être élevé par ses parents, le
droit au repos et aux loisirs, le droit de se livrer au jeu et à des activités récréatives, et le droit
de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail
comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé
ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social,
Conscient qu’il existe des liens étroits entre les formes de discrimination croisée et
les inégalités auxquelles se heurtent les enfants et leur niveau d’exposition aux effets des
dommages environnementaux, et que l’exposition aux risques sanitaires liés à
l’environnement varie selon les pays et les régions, les pays en développement étant les
plus touchés,
Conscient également que les filles peuvent subir de manière disproportionnée les
effets des dommages environnementaux, notamment en ce qui concerne l’exercice de leurs
droits à l’éducation et au meilleur état de santé physique et mentale possible, y compris sur
le plan de la sexualité et de la procréation, et soulignant qu’il importe de les protéger contre
la violence, l’exploitation et les pratiques néfastes, entre autres les mariages d’enfants, les
mariages précoces et les mariages forcés et les mutilations génitales féminines, et de leur
assurer une participation pleine et entière, sur un pied d’égalité, à la prise des décisions qui
influencent leur vie, en fonction de l’évolution de leurs capacités,
GE.20-13335
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