A/HRC/RES/52/30 Exprimant ses plus sincères condoléances aux victimes des tremblements de terre de février 2023 qui ont touché environ 8,8 millions de personnes en République arabe syrienne3, constatant leurs conséquences, exprimant sa profonde préoccupation quant aux répercussions de ces tremblements de terre sur les populations déjà en situation de vulnérabilité ainsi que sur les populations les plus exposées aux violations des droits de l’homme et aux atteintes à ces droits, répercussions qui s’ajoutent à la crise provoquée par un conflit dévastateur qui dure depuis plus d’une décennie et à la situation humanitaire déjà détériorée, sachant que la situation en République arabe syrienne s’en trouvera encore dégradée, exprimant sa solidarité envers le peuple syrien, et réaffirmant la nécessité d’un acheminement rapide, sûr, sans entrave et durable de l’aide humanitaire à toutes les personnes dans le besoin en République arabe syrienne, et ce, par toutes les modalités disponibles, Notant avec une profonde préoccupation que l’accès transfrontière autorisé par le Conseil de sécurité a été réduit en janvier et en juillet 2020, à la demande du régime et de ses alliés, de sorte qu’il ne reste qu’un seul point de passage autorisé par l’ONU, à Bab el-Haoua, malgré des besoins humanitaires croissants, en particulier dans le nord-ouest de la République arabe syrienne, où cet accès reste un lien vital avec l’extérieur pour 4,1 millions de personnes, dont 80 % de femmes et d’enfants, comme c’était le cas même avant les tremblements de terre dévastateurs de février 2023, depuis lesquels toutes les parties ont reconnu la nécessité de points de passage supplémentaires, notamment à Bab el-Salam et Raaï, Se déclarant extrêmement préoccupé par la conclusion du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme selon laquelle, parmi les 350 209 victimes du conflit dont le décès a été enregistré entre 2011 et 2021, il a été établi que 143 350 étaient des civils, ce qui, ajouté aux quelque 163 537 civils qui seraient décédés, représente 1,5 % de la population totale de la République arabe syrienne au début du conflit4, Condamnant le fait que des enfants continuent d’être victimes des graves violations du droit des droits de l’homme et atteintes à ces droits, ainsi que des violations du droit international humanitaire relevées par le Secrétaire général5, et que l’ampleur et la récurrence de ces violations et atteintes auront des conséquences pour plusieurs générations à venir, et prenant note avec un profond regret de la conclusion du Haut-Commissariat selon laquelle près d’une personne sur 13 ayant trouvé la mort en raison du conflit était un enfant 6, Prenant note avec préoccupation de la situation des personnes déplacées à l’intérieur du pays qui se trouvent dans des camps, dont la majorité sont des femmes et des enfants, particulièrement exposés au risque de subir des actes de violence sexuelle et de violence fondée sur le genre − meurtres, agressions physiques, verbales et sexuelles, abandon moral, restrictions à la liberté de circulation, mariages précoces et forcés, travail des enfants et traite − et souvent privés d’accès à la nourriture, à l’éducation, à des moyens de subsistance et à des soins de santé, y compris les soins de santé mentale, Réaffirmant sa profonde préoccupation face à la situation des dizaines de milliers de personnes victimes de disparition forcée, portées disparues ou détenues en République arabe syrienne, en premier lieu et surtout du fait du régime syrien, exigeant que toutes les parties cessent immédiatement de recourir aux disparitions involontaires ou forcées ou aux enlèvements, conformément à la résolution 2474 (2019) du Conseil de sécurité, du 11 juin 2019, et au droit international applicable, et exigeant que toutes les parties au conflit cessent de recourir à la torture et à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi qu’à la violence sexuelle et fondée sur le genre dans les lieux de détention et mettent un terme à toutes les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits et à toutes les violations du droit international humanitaire qui y sont liées, 3 4 5 6 2 Voir la communication de l’équipe de pays des Nations Unies en République arabe syrienne datée du 18 février 2023 intitulée « Flash appeal: Syrian Arab Republic earthquake (February-May 2023) » (appel éclair : tremblement de terre en République arabe syrienne (février-mai 2023)). Voir A/HRC/50/68. Voir A/76/871-S/2022/493. Voir A/HRC/50/68. GE.23-06766

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