A/HRC/RES/45/6
Soulignant également que tous les droits de l’homme et toutes les libertés
fondamentales, y compris le droit au développement, sont universels, indivisibles,
interdépendants et intimement liés et se renforcent mutuellement,
Soulignant en outre qu’il n’est possible de jouir des droits de l’homme et des libertés
fondamentales, y compris du droit au développement, que s’il existe un cadre de
collaboration ouvert à tous, aux niveaux international, régional et national, et, à cet égard,
insistant sur la nécessité d’engager le système des Nations Unies, notamment ses
institutions spécialisées, fonds et programmes, dans le cadre de leurs mandats respectifs, les
organisations internationales concernées, y compris les organisations financières et
commerciales, et les parties prenantes, dont les organisations de la société civile, les
spécialistes du développement, les experts des droits de l’homme et le public à tous les
niveaux, dans un débat sur le droit au développement,
Prenant note de l’engagement déclaré d’un certain nombre d’institutions
spécialisées, de fonds et de programmes des Nations Unies et d’autres organisations
internationales de faire du droit au développement une réalité pour tous et, à cet égard,
demandant instamment à tous les organismes des Nations Unies concernés et d’autres
organisations internationales d’intégrer le droit au développement dans leurs objectifs,
politiques, programmes et activités opérationnelles, et dans les mécanismes de
développement et les processus liés au développement, notamment la préparation et le
résultat de la cinquième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés,
Conscient qu’il faut adopter une approche globale pour la promotion et la protection
de tous les droits de l’homme et qu’il faut intégrer la perspective du droit au développement
de manière plus systématique dans tous les aspects des travaux du système des
Nations Unies, notamment ceux des organes conventionnels, les siens propres et ceux de
ses organes subsidiaires,
Soulignant que la responsabilité de la gestion des questions économiques et sociales
mondiales et de la réponse aux menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales
doit être partagée entre tous les États Membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU)
et devrait être exercée dans un cadre multilatéral, et que l’ONU, organisation internationale
la plus universelle et la plus représentative qui soit, a un rôle central à jouer à cet égard,
Soulignant également l’importance que revêt l’adoption du Programme de
développement durable à l’horizon 2030 et de ses moyens de mise en œuvre, et insistant sur
le fait que le Programme 2030 est inspiré de la Déclaration sur le droit au développement et
que le droit au développement joue un rôle essentiel dans la pleine réalisation du
Programme 2030, et devrait être au cœur de son exécution.
Considérant que la réalisation des objectifs de développement convenus sur le plan
international, y compris les objectifs de développement durable et les objectifs liés aux
changements climatiques, exige une cohérence et une coordination effectives des
politiques,
Considérant également que la faim et l’extrême pauvreté, sous toutes leurs formes et
dans toutes leurs dimensions, sont les plus graves menaces qui pèsent sur le monde et que
leur éradication exige un engagement collectif de la communauté internationale, et
demandant par conséquent à la communauté internationale d’œuvrer à la réalisation de cet
objectif, conformément aux objectifs de développement durable,
Considérant en outre que l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans
toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, est un des aspects déterminants de la
promotion et de la réalisation du droit au développement, qu’elle constitue le plus grand
défi auquel l’humanité doit faire face et une condition indispensable au développement
durable, ce qui appelle une approche multidimensionnelle et intégrée, et réaffirmant la
nécessité de réaliser le développement durable dans ses trois dimensions − économique,
sociale et environnementale − d’une manière qui soit équilibrée et intégrée,
Considérant que les inégalités, au niveau national et d’un pays à l’autre, sont un
obstacle majeur à la réalisation du droit au développement,
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GE.20-13321