A/HRC/56/52
Nations Unies
Assemblée générale
Distr. générale
30 avril 2024
Français
Original : anglais
Conseil des droits de l’homme
Cinquante-sixième session
18 juin-12 juillet 2024
Point 3 de l’ordre du jour
Promotion et protection de tous les droits de l’homme,
civils, politiques, économiques, sociaux et culturels,
y compris le droit au développement
Consommation de drogues, réduction des risques
et droit à la santé
Rapport de la Rapporteuse spéciale sur le droit qu’a toute personne
de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible,
Tlaleng Mofokeng
Résumé
Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur le droit qu’a toute personne de
jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, Tlaleng Mofokeng, examine la
manière dont la réduction des risques a trait non seulement à la consommation de drogues et
aux troubles liés à la consommation de drogues, mais aussi aux lois et aux politiques en
matière de drogues, l’idée étant d’analyser et d’aborder les situations dans ce domaine qui
portent atteinte à la jouissance du droit à la santé. La Rapporteuse spéciale s’attache à cet
égard aux substances dont la production, la distribution et la consommation font l’objet d’un
contrôle au titre de conventions internationales, notamment à la manière dont l’approche
d’un tel contrôle a compromis la disponibilité, l’accessibilité, l’acceptabilité et la qualité de
certaines substances utilisées comme médicaments.
La Rapporteuse spéciale considère que les interventions de réduction des risques
revêtent une importance particulière pour les populations souvent stigmatisées et
discriminées dans le contexte de la consommation de drogues et de l’application des lois et
des politiques en matière de drogues. Elle examine comment cette situation aggrave d’autres
formes de discrimination et affecte de manière disproportionnée certaines personnes, comme
celles qui n’ont pas de domicile fixe ou qui sont pauvres, celles qui souffrent de problèmes
de santé mentale, les travailleurs du sexe, les femmes, les enfants, les personnes LGBTIQA+,
les Noirs, les peuples autochtones, les migrants, les personnes incarcérées ou détenues, les
personnes handicapées, les personnes vivant avec le VIH ou souffrant de tuberculose ou
d’hépatite et les populations rurales. Elle examine également les lacunes dans la prise en
charge de la réduction des risques, laquelle ne répond pas toujours, notamment, aux besoins
de ceux qui ont subi de plein fouet l’effet des lois et politiques punitives en matière de
drogues au fil des décennies, comme les personnes d’ascendance africaine et les peuples
autochtones.
GE.24-06996 (F)
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