A/HRC/RES/48/14 questions environnementales (appelés ci-après défenseurs des droits de l’homme liés à l’environnement) à l’exercice des droits de l’homme, à la protection de l’environnement et au développement durable, a prié instamment tous les États de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits et la sécurité de toutes les personnes, y compris les défenseurs des droits de l’homme liés à l’environnement, et a souligné que, conformément aux Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, toutes les entreprises, qu’elles soient transnationales ou autres, avaient la responsabilité de respecter les droits de l’homme, notamment les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des défenseurs des droits de l’homme, y compris les défenseurs des droits de l’homme liés à l’environnement, Considérant que les effets des changements climatiques, la gestion et l’utilisation non durables des ressources naturelles, la pollution de l’air, des sols et de l’eau, la mauvaise gestion des produits chimiques et des déchets, l’appauvrissement de la biodiversité qui en résulte et le déclin des services fournis par les écosystèmes peuvent empêcher de bénéficier d’un environnement sûr, propre, sain et durable, que les dégâts causés à l’environnement peuvent avoir des effets négatifs directs et indirects sur l’exercice effectif de tous les droits de l’homme, et que ces questions exigent désormais une approche globale, intersectorielle, mondiale et croisée et devraient être traitées par le Rapporteur spécial sur la question des obligations relatives aux droits de l’homme se rapportant aux moyens de bénéficier d’un environnement sûr, propre, sain et durable, par le Rapporteur spécial sur les incidences sur les droits de l’homme de la gestion et de l’élimination écologiquement rationnelles des produits et déchets dangereux et par le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, en coordination les uns avec les autres, auxquels viendrait s’ajouter tout nouveau ou nouvelle titulaire de mandat, 1. Se déclare résolu à contribuer aux efforts en cours à tous les niveaux pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques sur l’exercice des droits de l’homme, à la lumière des données et évaluations scientifiques, et d’une manière bien intégrée qui permette de progresser dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, de l’Accord de Paris et de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ainsi que dans la promotion, la protection, la réalisation et l’exercice des droits de l’homme de chacun, partout dans le monde ; 2. Décide de nommer, pour une période de trois ans, un rapporteur spécial ou une rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte des changements climatiques, dont le mandat est le suivant : a) Étudier et déterminer comment les effets néfastes des changements climatiques, y compris les catastrophes soudaines et les catastrophes à évolution lente, influent sur l’exercice plein et effectif des droits de l’homme, et faire des recommandations sur la manière de traiter et de prévenir ces effets néfastes, en particulier sur les moyens de renforcer l’intégration des préoccupations relatives aux droits de l’homme dans les politiques, les lois et les plans relatifs aux changements climatiques ; b) Recenser les problèmes actuels, y compris les problèmes financiers, que rencontrent les États qui s’efforcent de promouvoir et de protéger les droits de l’homme tout en faisant face aux effets néfastes des changements climatiques, et faire des recommandations concernant le respect et la promotion des droits de l’homme, y compris dans le contexte de la conception et de la mise en œuvre des politiques, pratiques, investissements et autres projets d’atténuation et d’adaptation ; c) Synthétiser les connaissances, y compris les connaissances traditionnelles autochtones et locales, et recenser les bonnes pratiques, les stratégies et les politiques qui traitent de la manière dont les droits de l’homme sont intégrés dans les politiques relatives aux changements climatiques et de la façon dont ces efforts contribuent à la promotion et à la protection de tous les droits de l’homme et à la réduction de la pauvreté ; d) Promouvoir et échanger des points de vue sur les enseignements tirés et les meilleures pratiques recensées concernant l’adoption d’approches fondées sur les droits de l’homme qui tiennent compte du genre, de l’âge, du handicap et des risques dans les politiques d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation de leurs effets, en vue de contribuer à la mise en œuvre de l’Accord de Paris et de la Convention-cadre des GE.21-14696 3

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