A/RES/48/128
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Réaffirmant la demande que la Conférence mondiale sur les droits de
l’homme a adressée à tous les gouvernements, tendant à ce que ceux-ci prennent
toutes les mesures appropriées, en application de leurs obligations
internationales et compte dûment tenu de leurs systèmes juridiques respectifs,
pour lutter contre l’intolérance fondée sur la religion ou les convictions et
la violence dont elle s’accompagne, y compris les pratiques discriminatoires à
l’encontre des femmes et la profanation des sites religieux, en reconnaissant
que tout individu a le droit à la liberté de pensée, de conscience,
d’expression et de religion,
Rappelant la résolution 1992/17 de la Commission des droits de l’homme,
en date du 21 février 1992 2/, dans laquelle la Commission a décidé de
proroger de trois ans le mandat du Rapporteur spécial chargé d’examiner les
incidents et les mesures gouvernementales signalés dans toutes les régions du
monde qui sont incompatibles avec les dispositions de la Déclaration et de
recommander les mesures à prendre pour y remédier, selon qu’il conviendra, et
rappelant également la décision 1992/226 du Conseil économique et social, en
date du 20 juillet 1992,
Se félicitant de la nomination de M. Abdelfattah Amor en qualité de
rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme, et demandant à tous
les gouvernements de coopérer avec le Rapporteur spécial afin de lui permettre
de s’acquitter pleinement de son mandat,
Considérant qu’il est souhaitable de renforcer les activités de
promotion et d’information de l’Organisation des Nations Unies dans les
domaines auxquels se rapporte la liberté de religion ou de conviction et que
les organisations gouvernementales et non gouvernementales ont un rôle
important à jouer à cet égard,
Soulignant que les organisations non gouvernementales et les organismes
et groupes religieux à tous les niveaux ont un rôle important à jouer dans la
promotion de la tolérance et la protection de la liberté de religion et de
conviction,
Consciente de l’importance que l’éducation revêt pour ce qui est de
garantir la tolérance en matière de religion et de conviction,
Constatant avec inquiétude la persistance dans de nombreuses régions de
situations graves, dans lesquelles se produisent notamment des actes de
violence, d’intolérance et de discrimination fondés sur la religion ou la
conviction, comme le précédent rapporteur spécial de la Commission des droits
de l’homme, M. Angelo Vidal d’Almeida Ribeiro, l’indique dans son rapport 3/,
Partageant la consternation que la
l’homme a exprimée devant les violations
situations faisant gravement obstacle au
l’homme qui continuent à se produire, et
Conférence mondiale sur les droits de
flagrantes et systématiques et les
plein exercice de tous les droits de
les condamnant avec elle,
Convaincue qu’il importe donc de redoubler d’efforts pour promouvoir et
protéger le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de
conviction et pour éliminer toutes les formes de haine, d’intolérance et de
discrimination fondées sur la religion ou la conviction,
__________
2/
Ibid., 1992, Supplément no 2 (E/1992/22), chap. II, sect. A.
3/
E/CN.4/1993/62 et Add.1.
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