A/RES/48/128
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1.
Réaffirme que la liberté de pensée, de conscience, de religion et
de conviction est un droit de l’homme découlant de la dignité inhérente à la
personne humaine et garanti à tous sans discrimination;
2.
Demande instamment aux Etats d’assurer les garanties
constitutionnelles et juridiques nécessaires à la liberté de pensée, de
conscience, de religion et de conviction, y compris des moyens de recours
efficaces en cas d’intolérance ou de discrimination fondées sur la religion ou
sur la conviction;
3.
Convient que la législation à elle seule n’est pas suffisante pour
empêcher les violations des droits de l’homme, y compris le droit à la liberté
de religion ou de conviction;
4.
Exhorte donc tous les Etats à prendre toutes les mesures
appropriées pour combattre la haine, l’intolérance et les actes de violence, y
compris ceux qui sont motivés par l’extrémisme religieux, et promouvoir la
compréhension, la tolérance et le respect dans les domaines auxquels se
rapporte la liberté de religion ou de conviction;
5.
Exhorte les Etats à faire en sorte que, dans l’exercice de leurs
fonctions officielles, les membres des organes chargés de l’application des
lois, les fonctionnaires, enseignants et autres agents de l’Etat respectent
les différentes religions et convictions et ne fassent pas de discrimination à
l’égard des personnes professant d’autres religions ou convictions;
6.
Demande à tous les Etats de reconnaître, comme le prévoit la
Déclaration sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de
discrimination fondées sur la religion ou la conviction, le droit qu’a chacun
de pratiquer un culte et de tenir des réunions se rapportant à une religion ou
à une conviction, ainsi que d’établir ou d’entretenir des lieux à ces fins;
7.
Demande également à tous les Etats de s’employer avec la plus
grande énergie, conformément à leur législation nationale, à assurer le strict
respect et l’entière protection des lieux de culte et sanctuaires;
8.
Juge souhaitable d’intensifier les activités de promotion et
d’information de l’Organisation des Nations Unies dans les domaines auxquels
se rapporte la liberté de religion ou de conviction, ainsi que de faire en
sorte que les mesures voulues soient prises à cet effet dans le cadre de la
Campagne mondiale d’information sur les droits de l’homme;
9.
Invite le Secrétaire général à continuer d’accorder un rang de
priorité élevé à la diffusion, dans toutes les langues officielles de
l’Organisation des Nations Unies, du texte de la Déclaration, et à prendre
toutes les mesures voulues pour mettre ce texte à la disposition des centres
d’information des Nations Unies ainsi que des autres organes intéressés;
10.
Encourage la poursuite des efforts du Rapporteur spécial chargé
d’examiner les incidents et les mesures gouvernementales signalés dans toutes
les régions du monde qui sont incompatibles avec les dispositions de la
Déclaration et de recommander les mesures à prendre pour y remédier, selon
qu’il conviendra;
11.
Encourage les gouvernements à envisager sérieusement d’inviter le
Rapporteur spécial à se rendre dans leur pays afin de lui permettre de
s’acquitter encore mieux de son mandat;
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