A/RES/55/143
Notant également avec satisfaction que la Nouvelle-Zélande ainsi que les
institutions spécialisées et autres organismes des Nations Unies, en particulier le
Programme des Nations Unies pour le développement et l’Union internationale des
télécommunications, collaborent au développement des Tokélaou,
Rappelant qu’une mission de visite des Nations Unies s’est rendue aux
Tokélaou en 1994,
Notant que, en tant que petit territoire insulaire, les Tokélaou sont
représentatives de la situation que connaissent la plupart des territoires non encore
autonomes,
Notant également que, dans la mesure où elles offrent un exemple de
décolonisation réussie, les Tokélaou revêtent une importance d’autant plus grande
aux yeux de l’Organisation des Nations Unies tandis qu’elle s’efforce d’achever son
œuvre de décolonisation,
1.
Note que les Tokélaou demeurent foncièrement attachées à l’acquisition
de leur autonomie et à la promulgation d’un acte d’autodétermination qui les
doterait d’un statut conforme aux options concernant le statut futur des territoires
non autonomes énumérées dans le texte du principe VI de l’annexe à la
résolution 1541 (XV) de l’Assemblée générale, en date du 15 décembre 1960;
2.
Note également le souhait exprimé par les Tokélaou de s’acheminer à leur
propre rythme vers un acte d’autodétermination;
3.
Note en outre qu’un gouvernement national élu au suffrage universel des
adultes dans le cadre d’élections villageoises a pris ses fonctions en 1999;
4.
Constate que l’Ulu-o-Tokelau a participé au séminaire régional pour le
Pacifique qui s’est tenu à Majuro du 16 au 18 mai 2000 2 et indiqué que le projet de
nouvelle assemblée des Tokélaou, dans la double perspective de la gestion des
affaires publiques et du développement économique, est considéré par les
Tokélaouans comme le moyen de réaliser leur acte d’autodétermination;
5.
Accueille avec satisfaction la déclaration faite par le Conseil des Faipule
en juillet 2000, selon laquelle, à la suite de consultations tenues dans chaque village
et d’une réunion du Fono général en juin 2000, l’exécution du projet a reçu un appui
intégral et général;
6.
Note que le Conseil des Faipule a confirmé que, dans les douze mois
suivant juillet 2000, des progrès importants seraient accomplis, en collaboration
avec la Nouvelle-Zélande, dans l’exécution du projet;
7.
Constate que la Nouvelle-Zélande a engagé des ressources
supplémentaires importantes au titre du projet en 2000-2001 et qu’elle a l’intention
de collaborer avec les Tokélaou pour mettre en œuvre des moyens de créer une
véritable dynamique;
8.
Note les changements introduits dans les arrangements concernant la
fourniture des services publics, dans un contexte où l’institution du village est
véritablement reconnue comme le fondement de la nation, et le fait que l’on espère
que le Commissaire des services de l’État néo-zélandais sera en mesure de procéder
à un transfert de responsabilités au profit de la fonction publique des Tokélaou à un
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A/55/23 (Partie I), chap. II, annexe, par. 30. Pour le texte définitif, voir Documents officiels de
l’Assemblée générale, cinquante-cinquième session, Supplément no 23.
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