A/HRC/RES/48/10
Rappelant en outre le document final de la deuxième Conférence de haut niveau des
Nations Unies sur la coopération Sud-Sud, tenue du 20 au 22 mars 2019 à Buenos Aires1,
Prenant note avec satisfaction du document final adopté au dix-huitième Sommet des
chefs d’État et de gouvernement des pays non alignés à Bakou les 25 et 26 octobre 2019, à
l’occasion duquel les États membres du Mouvement des pays non alignés ont souligné qu’il
fallait en priorité concrétiser le droit au développement, notamment en élaborant un
instrument juridiquement contraignant sur le droit au développement au moyen des
mécanismes pertinents, en tenant compte des recommandations issues des initiatives menées
dans ce domaine,
Soulignant qu’il est urgent de faire du droit au développement une réalité pour tous,
Soulignant également que tous les droits de l’homme et toutes les libertés
fondamentales, y compris le droit au développement, sont universels, indivisibles,
interdépendants et intimement liés et se renforcent mutuellement,
Soulignant en outre qu’il n’est possible de jouir des droits de l’homme et des libertés
fondamentales, y compris du droit au développement, que s’il existe un cadre de
collaboration ouvert à tous, aux niveaux international, régional et national, et, à cet égard,
insistant sur l’importance d’engager le système des Nations Unies, notamment ses
institutions spécialisées, fonds et programmes, dans le cadre de leurs mandats respectifs, les
organisations internationales concernées, y compris les organisations financières et
commerciales, et les parties prenantes, dont les organisations de la société civile, les
spécialistes du développement, les experts des droits de l’homme et le public à tous les
niveaux, dans des discussions sur le droit au développement,
Prenant note de l’engagement déclaré d’un certain nombre d’institutions spécialisées,
de fonds et de programmes des Nations Unies et d’autres organisations internationales de
faire du droit au développement une réalité pour tous et, à cet égard, demandant instamment
à tous les organismes des Nations Unies concernés et d’autres organisations internationales
d’intégrer le droit au développement dans leurs objectifs, politiques, programmes et activités
opérationnelles, et dans les mécanismes de développement et les processus liés au
développement, notamment les préparatifs de la cinquième Conférence des Nations Unies
sur les pays les moins avancés et les textes issus de la Conférence,
Conscient qu’il faut adopter une approche globale pour la promotion et la protection
de tous les droits de l’homme et qu’il importe d’intégrer la perspective du droit au
développement de manière plus systématique dans tous les aspects pertinents des travaux du
système des Nations Unies, notamment ceux des organes conventionnels, les siens propres
et ceux de ses organes subsidiaires,
Soulignant que la responsabilité de la gestion des questions économiques et sociales
mondiales et de la réponse aux menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales
doit être partagée entre tous les États Membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU)
et devrait être exercée dans un cadre multilatéral, et que l’ONU, l’organisation internationale
la plus universelle et la plus représentative, a un rôle central à jouer à cet égard,
Soulignant également l’importance que revêt l’adoption du Programme de
développement durable à l’horizon 2030 et de ses moyens de mise en œuvre, et insistant sur
le fait que le Programme 2030 est inspiré de la Déclaration sur le droit au développement et
que le droit au développement joue un rôle essentiel dans la pleine réalisation du
Programme 2030, et devrait être au cœur de son exécution.
Considérant que la réalisation des objectifs de développement convenus sur le plan
international, y compris les objectifs de développement durable et les objectifs liés aux
changements climatiques, exige une cohérence et une coordination effectives des politiques,
Considérant également que la faim et l’extrême pauvreté, sous toutes leurs formes et
dans toutes leurs dimensions, sont les plus graves menaces qui pèsent sur le monde et que
leur éradication exige un engagement collectif de la communauté internationale, et
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Résolution 73/291 de l’Assemblée générale.
GE.21-14912