A/HRC/RES/39/15 29. Condamne fermement toute violence visant des personnes en raison de leur appartenance religieuse ou ethnique, exige de toutes les parties qu’elles prennent toutes les mesures voulues pour protéger les civils, y compris les membres de communautés ethniques, religieuses et confessionnelles, et souligne qu’à cet égard la responsabilité de protéger la population syrienne incombe au premier chef aux autorités syriennes ; 30. Condamne également fermement la dégradation et la destruction du patrimoine culturel de la République arabe syrienne, en particulier à Palmyre et à Alep, ainsi que le pillage et le trafic organisés des biens culturels syriens, décrits par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2199 (2015) du 12 février 2015, affirme que les attaques délibérées contre des monuments historiques peuvent constituer des crimes de guerre et souligne qu’il faut traduire en justice les auteurs de tels crimes ; 31. Condamne en outre fermement les actes terroristes et autres violences commis contre des civils par le soi-disant État islamique d’Iraq et du Levant (Daech), le Front el-Nosra ou d’autres organisations terroristes désignées comme telles par le Conseil de sécurité, ainsi que les atteintes flagrantes, systématiques et généralisées au droit international des droits de l’homme et les violations du droit international humanitaire dont ces organisations continuent de se rendre coupables, réaffirme que le terrorisme, y compris les actes commis par le soi-disant État islamique d’Iraq et du Levant (Daech), ne peut et ne doit pas être associé à une religion, une nationalité ou une civilisation, quelles qu’elles soient, et souligne l’importance de la pleine application de la résolution 2170 (2014) du Conseil de sécurité, en date du 15 août 2014 ; 32. Se déclare profondément préoccupé par le fait que le soi-disant État islamique d’Iraq et du Levant (Daech) a pris des civils, y compris des femmes et des enfants, en otages, ce qui est attesté, demande la libération immédiate des otages et fait observer que la prise d’otages peut constituer un crime de guerre ; 33. Condamne avec la plus grande fermeté la poursuite de l’emploi d’armes chimiques par les autorités syriennes, en violation des obligations qui leur incombent en application de la Convention sur les armes chimiques et de la résolution 2118 (2013) du Conseil de sécurité, et tout emploi d’armes chimiques en violation des règles et normes internationales bien établies contre un tel emploi, et salue à cet égard la décision prise par la Conférence des États parties à la Convention sur les armes chimiques à sa quatrième session extraordinaire le 27 juin 2018 et attend avec intérêt que le Secrétariat technique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques mette en place les arrangements nécessaires pour identifier les responsables de l’emploi d’armes chimiques en République arabe syrienne, en recueillant et en communiquant toute information potentiellement pertinente concernant l’origine de ces armes chimiques ; 34. Rappelle les rapports pertinents du Mécanisme d’enquête conjoint de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et de l’Organisation des Nations Unies, dans lesquels il est constaté que les autorités syriennes se sont rendues responsables de l’utilisation d’armes chimiques à quatre reprises et le soi-disant État islamique d’Iraq et du Levant (Daesh) s’est rendu responsable de deux attaques à l’arme chimique entre 2014 et 2017 ; 35. Se déclare gravement préoccupé par les conclusions de la mission d’établissement des faits de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques selon lesquelles le sarin et le chlore ont été très probablement utilisés lors d’attaques distinctes à Ltamenah les 24 et 25 mars 2017, et le chlore a probablement été utilisé lors d’une attaque à Saraqib le 4 février 2018 ; 36. Se déclare également gravement préoccupé par l’attaque à l’arme chimique signalée à Douma le 7 avril 2018, et attend avec intérêt les conclusions de la mission d’établissement des faits de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques sur cette attaque ; 37. Se déclare en outre gravement préoccupé par le fait que, dans son dernier rapport1, la Commission d’enquête a indiqué que, d’après de nombreux éléments de preuve, du chlore a été lâché par hélicoptère sur un immeuble résidentiel à Douma le 7 avril 2018 et qu’elle a reçu des informations faisant état d’au moins 49 morts et jusqu’à 650 blessés, et 6 GE.18-16542

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