A/HRC/RES/45/1 3. Se déclare vivement préoccupé par les allégations crédibles selon lesquelles des violations des droits de l’homme ont été commises au Bélarus à la veille et au lendemain de l’élection présidentielle de 2020, notamment de nombreux actes de torture ; des disparitions forcées ; des enlèvements et des expulsions arbitraires ; des détentions arbitraires, y compris de mineurs ; des actes de violence sexuelle et fondée sur le genre ; des privations arbitraires de la vie ; des agressions et des actes de harcèlement et d’intimidation dirigés contre des membres de l’opposition politique, y compris des membres du Conseil de coordination, le placement en détention de certaines de ces personnes et l’expulsion arbitraire du territoire du Bélarus, pour des raisons politiques, de membres du Conseil de coordination, de défenseurs des droits de l’homme, de représentants de la société civile, de journalistes et d’autres professionnels des médias, ainsi que de personnes cherchant à exercer pacifiquement leurs droits civils et politiques ; le déni du droit à la liberté de réunion pacifique et le déni du droit à la liberté d’opinion et d’expression, en ligne et hors ligne, notamment des attaques contre les médias sous la forme du retrait de l’accréditation de représentants de médias étrangers, du blocage de sites Web de médias indépendants et de la coupure d’Internet ; 4. Se déclare particulièrement préoccupé par les allégations crédibles selon lesquelles des membres des forces de l’ordre et du personnel pénitentiaire ont commis de nombreux actes de torture et infligé d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, notamment dans des prisons et des centres de détention, actes qui doivent donner lieu d’urgence à une enquête indépendante, et regrette que, bien qu’il soit partie à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le Bélarus n’ait pas respecté les obligations que lui fait ce traité ; 5. Demande aux autorités bélarussiennes de cesser de faire un usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques, notamment d’avoir recours à la torture et à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et à la disparition forcée, et de cesser de procéder à des arrestations et détentions arbitraires pour des motifs politiques, et engage instamment les autorités bélarussiennes à libérer immédiatement tous les prisonniers politiques, les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme, les membres des comités de grève, les étudiants et les autres personnes qui ont été placées en détention avant, pendant et après l’élection présidentielle pour avoir exercé leurs droits humains et leurs libertés fondamentales ; 6. Demande également aux autorités bélarussiennes d’engager le dialogue avec l’opposition politique, y compris le Conseil de coordination et la société civile, afin de garantir le respect du droit des droits de l’homme, notamment les droits civils et politiques ; 7. Salue le rôle important que joue la société civile, y compris les défenseurs des droits de l’homme, en continuant de mener une action indispensable en faveur des droits de l’homme, notamment de recenser les allégations de violation des droits de l’homme qui auraient été commises avant, pendant et après l’élection et de réunir des informations à leur sujet, dans des conditions difficiles ; 8. Exhorte les autorités bélarussiennes à s’acquitter des obligations que leur impose le droit international des droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne la liberté de réunion pacifique et d’association, l’interdiction de la torture et d’autres formes de mauvais traitements et la liberté d’opinion et d’expression, tant en ligne qu’hors ligne, y compris les obligations liées à la liberté des médias et à la liberté d’information ; 9. Exhorte également les autorités bélarussiennes à permettre que soient menées des enquêtes indépendantes, transparentes et impartiales sur toutes les violations des droits de l’homme qui auraient été commises dans le contexte de l’élection, y compris sur les actes de torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants qui auraient été infligés à des détenus et à des manifestants et sur les disparitions forcées qui auraient été commises, et de garantir que les victimes aient accès à la justice et puissent obtenir réparation et que les auteurs de violations répondent pleinement de leurs actes ; 2 GE.20-12228

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