A/HRC/RES/56/3 l’homme, au respect de l’état de droit, à l’équité des procès et à une administration de la justice exempte de toute discrimination, Rappelant que les procureurs devraient, conformément à la loi, exercer leurs fonctions de manière équitable, cohérente et diligente, respecter et protéger la dignité humaine et défendre les droits de l’homme et contribuer ainsi à garantir la régularité des procédures et le bon fonctionnement de la justice pénale, et qu’ils devraient éviter et combattre toutes les formes de préjugés, de discrimination et de stigmatisation fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation, Insistant sur le fait que l’indépendance et l’impartialité du pouvoir judiciaire et l’indépendance des avocats et des professions juridiques sont nécessaires à la réalisation de l’objectif 16 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, dans le cadre duquel les États Membres se sont engagés, entre autres, à assurer l’accès de tous à la justice et à établir, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous, Condamnant les atteintes de plus en plus fréquentes à l’indépendance des juges, des avocats, des procureurs et des fonctionnaires de justice, en particulier les menaces, les intimidations et les ingérences que ceux-ci subissent dans l’exercice de leurs fonctions, Rappelant qu’il devrait y avoir dans chaque État un ensemble de recours efficaces contre les violations des droits de l’homme et que l’administration de la justice, notamment par les organes chargés de l’application des lois et les parquets et surtout par des magistrats et des avocats indépendants comme prévu par les normes énoncées dans les instruments internationaux pertinents, est essentielle à la pleine réalisation des droits de l’homme, sans discrimination aucune, et indispensable au processus démocratique et au développement durable, Rappelant également qu’il est essentiel de veiller à ce que, les juges, les procureurs, les avocats et les fonctionnaires de justice aient les qualifications professionnelles nécessaires à l’exercice de leurs fonctions en améliorant les méthodes de recrutement ainsi que la formation juridique et professionnelle et en fournissant aux intéressés tous les moyens dont ils ont besoin pour s’acquitter dûment de leur mission consistant à faire respecter l’état de droit, Notant qu’il importe de dispenser à tous les juges, avocats, procureurs et autres professionnels de l’administration de la justice des formations aux droits de l’homme spécialement conçues pour eux et interdisciplinaires si on veut éviter la discrimination dans l’administration de la justice, Mettant l’accent sur l’importance de garantir le respect des principes de responsabilité, de transparence et d’intégrité au sein du pouvoir judiciaire en ce qu’ils sont essentiels à l’indépendance judiciaire et inhérents à l’état de droit lorsqu’ils sont appliqués conformément aux Principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature et aux autres règles, principes et normes pertinents, Insistant sur le rôle primordial que les juges, les procureurs et les avocats jouent dans le respect des droits de l’homme, y compris le droit de ne pas être soumis à la torture et à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui est absolu et ne souffre aucune dérogation. Sachant qu’un système judiciaire et un parquet indépendants et impartiaux qui prennent en considération et promeuvent le principe de l’égalité des genres comptent pour beaucoup dans la réalisation de tous les droits de l’homme, le respect de la démocratie et de l’état de droit et la prise en compte de tous les avis concernant les questions d’intérêt public ainsi que dans l’éradication de la violence sexuelle et fondée sur le genre et des stéréotypes liés au genre et dans l’application de lois tenant compte des questions de genre et la réalisationde l’objectif de développement durable 5 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, Insistant sur le fait qu’il importe d’établir un cadre juridique qui protège les juges, les procureurs et les avocats contre les attaques, les menaces, le harcèlement et l’intimidation dont ils peuvent faire l’objet simplement pour avoir exercé leurs fonctions et que les organes 2 GE.24-12693

Sélectionner le paragraphe cible3