Aide et protection en faveur des personnes déplacées
A/RES/74/160
Particulièrement préoccupée également par le fait que de nombreuses personnes
déplacées, (femmes, hommes, filles et garçons), ne reçoivent pas les soins de santé
dont elles ont besoin à tous les stades du déplacement, notamment des soins de santé
mentale et une aide psychosociale,
Consciente de l’augmentation du nombre, de l’ampleur et de la fréquence des
catastrophes, y compris celles qui sont liées aux conséquences néfastes des
changements climatiques et qui, dans certains cas, peuvent contribuer aux
déplacements et faire subir une pression supplémentaire aux communautés d ’accueil,
encourageant l’Organisation des Nations Unies et tous les acteurs concernés à
redoubler d’efforts, en coopération avec les gouvernements nationaux, afin de
répondre aux besoins des personnes déplacées en raison de catastrophes naturelles,
notamment celles qui sont aggravées par les changements climatiques, et notant à cet
égard qu’il importe de mettre en commun les meilleures pratiques afin de prévenir les
déplacements et de s’y préparer,
Constatant avec préoccupation que plusieurs millions de personnes sont
déplacées chaque année par des catastrophes subites ou à évolution lente, sachant que
le renforcement de la résilience des nations et des communautés, en particulier par
des mesures de préparation, de prévention, de réduction des risques de catastrophe et
d’adaptation aux changements climatiques, peut atténuer les risques de déplacement
en cas de catastrophe, notamment lorsque des stratégies de réduction des risques sont
intégrées dans les politiques et programmes de développement nationaux, régionaux
et mondiaux, et prenant note à cet égard du rôle important joué par le développement
durable dans la prévention et la réduction du risque de pertes et préjudices,
Notant que la vulnérabilité des personnes déplacées peut s’accroître lorsque les
communautés d’accueil subissent des catastrophes,
Consciente que le problème des personnes déplacées, notamment de celles qui
sont en situation prolongée de déplacement ou qui sont soumises à des déplacements
temporaires récurrents, met en jeu les droits de la personne, la situation humanitaire
et le développement ainsi que, parfois, la consolidation de la paix et la justice
transitionnelle, et qu’il incombe aux États de fournir, avec l’aide de la communauté
internationale, aide et protection à toutes les personnes déplacées, y compris en
assurant le respect et la défense de leurs libertés et droits fonda mentaux, en vue de
trouver des solutions durables à ce problème,
Consciente également que les autorités nationales et locales, ainsi que les
communautés d’accueil, apportent une importante contribution en matière de
protection et d’aide aux personnes déplacées, que l’accueil de grands groupes de
personnes déplacées peut être source de pressions et qu’il importe d’apporter un
soutien suffisant aux communautés d’accueil et aux collectivités locales en répondant
à leurs besoins,
Rappelant la Déclaration et le Programme d’action de Vienne adoptés le 25 juin
1993 par la Conférence mondiale sur les droits de l’homme 3, qui évoquent la nécessité
d’élaborer des stratégies mondiales pour faire face au problème des déplacements
internes, et rappelant également toutes ses résolutions pertinentes et celles du Conseil
de sécurité,
Rappelant également sa résolution 72/182 du 19 décembre 2017 et la
résolution 41/15 du Conseil des droits de l’homme, en date du 11 juillet 2019 4,
__________________
3
4
19-22287
A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-quatorzième session,
Supplément n o 53 (A/74/53), chap. V, sect. A.
3/13