Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement A/RES/74/115 Réaffirmant également qu’il importe d’envisager d’investir davantage dans le renforcement de la résilience des populations locales, qui peuvent être les premières à intervenir en cas de crise, Consciente de l’évolution de la portée, de l’échelle et de la complexité des crises humanitaires, y compris des catastrophes naturelles, et des effets néfastes qu’elles ont sur l’action menée en faveur de la croissance économique, du développe ment durable et de la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, en particulier les objectifs de développement durable, et prenant note de la contribution positive que cette action peut apporter au renforcement de la résili ence et de la préparation des populations face à de telles catastrophes ainsi qu’à la réduction des risques de déplacement dans ces circonstances, Sachant qu’à l’évidence, les interventions d’urgence, le relèvement et le développement sont liés, et réaffirmant que, pour assurer une transition sans heurt de la phase des secours à celle du relèvement et du développement, il faut que l’assistance d’urgence soit dispensée de manière à favoriser la reprise à court et à moyen termes afin de faciliter le développement à long terme, et que certaines mesures d’urgence doivent être considérées comme une étape sur la voie menant au développement durable, Soulignant, dans ce contexte, l’importance du rôle que jouent les organismes de développement, les institutions financières internationales et toutes les parties intéressées qui appuient l’action menée par les pays pour se préparer aux catastrophes naturelles et en atténuer les effets, 1. Prend note avec satisfaction du rapport du Secrétaire général 9 ; 2. Se déclare profondément préoccupée par les effets de plus en plus graves des catastrophes naturelles, sources d’immenses pertes en vies humaines et pertes matérielles dans le monde entier, d’insécurité alimentaire, de problèmes liés à l’eau et à l’assainissement, de dommages aux logements et aux infrastructures et, dans certains cas, de déplacements de population, surtout dans les pays vulnérables qui n’ont pas les moyens suffisants d’atténuer de manière efficace les répercussions à long terme de ces catastrophes sur leur société, leur économie et leur environnement ; 3. Réaffirme qu’il importe d’appliquer le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) 2 , afin de réduire nettement les pertes et les risques liés aux catastrophes en termes de vies humaines, de moyens de subsistance et de santé, ainsi qu’en termes d’atteintes aux biens économiques, matériels, sociaux, culturels et environnementaux des personnes, des entreprises, des collectivités et des pays, et souligne qu’il importe de s’attaquer aux facteurs de risque sous -jacents et de concevoir l’aide humanitaire et les programmes d’aide au développement, le cas échéant, dans l’optique de la réduction des risques de catastrophe afin d’écarter les nouveaux risques et de réduire les risques existants ; 4. Engage l’Organisation des Nations Unies à continuer d’accroître son appui aux États Membres dans l’application hiérarchisée des dispositions du Cadre de Sendai, notamment à l’aide de la version révisée du Plan d’action des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe aux fins du renforcement de la résilience intitulé « Towards a Risk-informed and Integrated Approach to Sustainable Development », conformément au Cadre de Sendai, afin de faire en sorte que la mise en œuvre du Cadre favorise au mieux l’application du Programme de développement durable à l’horizon 2030 5 selon une approche intégrée, tenant compte des risques, notamment en renforçant la résilience face aux catastrophes, en réduisant les risques __________________ 9 6/19 A/74/319. 19-22032

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