A/HRC/RES/58/20 des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, et l’engage notamment à financer adéquatement le Plan d’intervention conjoint face à la crise humanitaire des Rohingya ; 39. Demande que tous les titulaires de mandat et mécanismes de l’Organisation des Nations Unies chargés des droits de l’homme, et les cours et tribunaux et organes chargés des droits de l’homme internationaux et régionaux puissent immédiatement accéder à l’ensemble du pays, sans restriction ni surveillance, afin de suivre en toute indépendance la situation des droits de l’homme, ce qui suppose notamment qu’il soit mis fin aux coupures d’Internet et à toutes les autres restrictions d’accès à Internet, qui entravent le flux d’informations essentielles à l’application du principe de responsabilité, et que les organisations de la société civile, les défenseurs des droits de l’homme, les avocats, les victimes, les survivants, les témoins et d’autres personnes puissent accéder sans entrave aux entités de défense des droits de l’homme, y compris celles de l’Organisation des Nations Unies, et communiquer avec elles sans crainte d’être agressés ou intimidés ou de subir des représailles ; 40. Demande également qu’il soit mis fin à la reclassification de villages où se trouvaient auparavant des Rohingya et d’autres minorités ethniques, à la suppression de noms de villages des cartes officielles et à tout projet de modification de l’utilisation des terres et qu’il soit mis fin, sans délai, à la construction d’installations militaires dans les villages concernés ; 41. Demande en outre que les membres du corps diplomatique, les observateurs indépendants et les représentants des médias nationaux et internationaux indépendants se voient accorder un accès complet et sans entrave, afin qu’ils puissent travailler sans avoir à craindre d’être agressés ou intimidés ou de subir des représailles ; 42. Souligne le rôle important que joue l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est dans la facilitation du dialogue politique, engage les acteurs régionaux à œuvrer dans le même sens et demande à tous les États Membres de l’Organisation des Nations Unies de protéger les ressortissants du Myanmar qui se trouvent sur leur territoire, le cas échéant, et de respecter le principe de non-refoulement ; 43. Se déclare profondément préoccupé par le fait que l’armée du Myanmar n’a pas progressé dans l’application du consensus en cinq points de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, renouvelle l’appel urgent lancé au Myanmar pour qu’il applique pleinement, rapidement et concrètement ce consensus, notamment en établissant un dialogue constructif entre toutes les parties concernées, afin de faciliter la recherche d’une solution pacifique qui préserve les intérêts et les moyens de subsistance de la population du Myanmar, demande à cette fin à toutes les parties prenantes au Myanmar de coopérer avec l’Association et avec l’Envoyé spécial de la présidence de l’Association pour le Myanmar, notamment de permettre à celui-ci de s’entretenir avec toutes les parties prenantes, et exprime son soutien à ces efforts ; 44. Exprime son soutien à la poursuite des efforts visant à appliquer le consensus en cinq points de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et, à cet égard, se félicite de l’examen, par les dirigeants de l’Association, de l’application du consensus en cinq points, et de la décision y relative, se félicite des travaux menés par l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Myanmar et encourage la collaboration avec l’Envoyée spéciale, de manière qu’elle puisse s’acquitter du mandat confié par le Secrétaire général, notamment se rendre dans le pays ; 45. Demande que l’Organisation des Nations Unies joue un rôle plus actif, notamment qu’un poste de coordonnateur résident des organismes des Nations Unies au Myanmar soit créé rapidement, à titre permanent, l’objectif étant d’améliorer la cohérence et l’efficacité de l’action sur le terrain, et que des mesures visant à amener l’armée à répondre de ses crimes continuent d’être prises ; 46. Souligne qu’il est urgent de protéger ceux qui signalent des violations et des atteintes et de faire cesser immédiatement les meurtres, les actes de torture et autres mauvais traitements, les atteintes à l’intégrité physique et les détentions arbitraires visant tous les acteurs de la société civile, y compris les journalistes et les professionnels des médias, GE.25-05467 13

Sélectionner le paragraphe cible3