A/HRC/RES/48/8
une liberté plus grande, à pratiquer la tolérance et vivre dans un esprit de bon voisinage et à
recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de
tous les peuples,
Soulignant que la responsabilité de la gestion des questions économiques et sociales
mondiales et des menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales doit être partagée
entre toutes les nations du monde et exercée dans un cadre multilatéral, et que l’Organisation
des Nations Unies, organisation la plus universelle et la plus représentative du monde, a un
rôle central à jouer à cet égard,
Préoccupé par le fait que des États Membres continuent de recourir systématiquement
à une application extraterritoriale abusive de leur législation nationale, d’une manière qui
porte atteinte à la souveraineté d’autres États, aux intérêts légitimes d’entités ou de personnes
placées sous leur juridiction et à la pleine jouissance des droits de l’homme,
Conscient des changements majeurs qui se produisent sur la scène internationale et de
l’aspiration de tous les peuples à un ordre international reposant sur les principes consacrés
dans la Charte, s’agissant notamment de promouvoir et d’encourager le respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales pour tous et, en particulier, du principe de l’égalité
des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, ainsi que la paix, la
démocratie, la justice, l’égalité, l’état de droit, le pluralisme, le développement, de meilleures
conditions de vie et la solidarité,
Estimant que le renforcement de la coopération internationale dans le domaine des
droits de l’homme est indispensable à la pleine réalisation des buts de l’Organisation des
Nations Unies, notamment la promotion et la protection effectives de tous les droits de
l’homme,
Considérant que la Déclaration universelle des droits de l’homme proclame que tous
les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, et que chacun peut se
prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune,
notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre,
d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation,
Réaffirmant que la démocratie, le développement et le respect des droits de l’homme
et des libertés fondamentales sont interdépendants et se renforcent mutuellement, et que la
démocratie est fondée sur la volonté librement exprimée du peuple, lequel détermine le
système politique, économique, social et culturel qui sera le sien, et sur sa pleine participation
à tous les aspects de la vie de la société,
Considérant que la promotion et la protection des droits de l’homme doivent être
fondées sur le principe de la coopération et d’un dialogue authentique et viser à renforcer la
capacité des États Membres de s’acquitter de leurs obligations en matière de droits de
l’homme au profit de tous les êtres humains,
Soulignant que la démocratie n’est pas seulement un concept politique mais qu’elle a
aussi des dimensions économiques et sociales,
Considérant que la démocratie, le respect de tous les droits de l’homme, y compris le
droit au développement, la transparence de la gestion des affaires publiques et de
l’administration dans tous les secteurs de la société et l’obligation de rendre des comptes,
ainsi qu’une véritable participation de la société civile, sont des éléments essentiels à la base
même d’un développement durable axé sur la dimension sociale et sur l’individu,
Affirmant que le droit qu’a chaque État de prendre part à la conduite des affaires
internationales est essentiel à la réalisation d’un ordre international démocratique et
équitable,
Prenant note avec préoccupation de l’augmentation du racisme, de la discrimination
raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, dont l’aggravation s’explique,
entre autres, par la répartition inéquitable des richesses, la marginalisation, l’exclusion
sociale et la propagation de propos haineux et d’idéologies suprématistes, tant à l’intérieur
des pays que d’un pays à l’autre,
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GE.21-14890