A/RES/72/234
Participation des femmes au développement
productif à temps complet et un travail décent, en respectant le principe de l’égalité
de rémunération pour un travail égal ou de valeur égale, en accordant aux femmes
l’égalité des chances et en les protégeant contre la discrimination, le harcèlement et
les violences sexuels sur le lieu de travail, notamment sur la base des principes
d’autonomisation des femmes définis par ONU-Femmes et le Pacte mondial des
Nations Unies, et préconise d’augmenter les investissements dans les entreprises
détenues par des femmes ;
33. Encourage les États Membres à mener, par des moyens efficaces, des
politiques de prévention et d’élimination du harcèlement sexuel au travail, en
mettant l’accent sur des mesures juridiques effectives en matière de prévention et de
protection des femmes victimes de harcèlement sexuel au travail ou exposées au
risque de harcèlement sexuel au travail ;
34. Exhorte les gouvernements à prendre des mesures pour favoriser l’accès
des femmes à la terre et aux droits de propriété, en organisant des activités de
formation destinées à rendre les systèmes judiciaire, législatif et administratif plus
soucieux de l’égalité des sexes, à fournir une aide juridique aux femmes qui veulent
faire valoir leurs droits, à soutenir l’action des associations et réseaux de femmes et
à mener des campagnes de sensibilisation sur la nécessité d’assurer l’égalité des
droits des femmes en ce qui concerne les biens fonciers et autres ;
35. Souligne qu’il importe d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques et
des programmes destinés à promouvoir l’entreprenariat féminin et notamment les
possibilités d’accès à ce secteur, ainsi que les possibilités d’ex pansion des
microentreprises et des petites et moyennes entreprises appartenant à des femmes, et
encourage les gouvernements à instaurer un climat favorable à l’accroissement du
nombre de femmes chefs d’entreprise et au développement de leurs entreprises, en
leur offrant des activités de formation et des services de conseil dans les domaines
des affaires, de l’administration et des technologies de l’information et des
communications, en facilitant la constitution de réseaux et le partage de
l’information, et en élargissant leur participation aux travaux des conseils
consultatifs et d’autres instances pour qu’elles puissent contribuer à l’élaboration et
à l’examen des politiques et des programmes spécialement mis au point par les
institutions financières ;
36. Engage tous les gouvernements à s’efforcer d’assurer à toutes les
femmes le plein accès, en toute égalité, aux services financiers formels, à adopter
des stratégies d’intégration financière ou à revoir leurs stratégies en la matière, en
consultation avec toutes les parties intéressées, et à faire figurer l’ouverture
financière comme objectif de politique générale dans la réglementation financière
conformément aux priorités et aux législations nationales, encourage les banques
commerciales à s’ouvrir à tous, notamment à ceux qui se heurtent actuellement à
des obstacles pour accéder à l’information et aux services financiers, engage
également tous les gouvernements à soutenir, selon qu’il conviendra, les institutions
de microfinance, les banques de développement, les banques agricoles, les
opérateurs de réseaux de téléphonie mobile, les réseaux d’agents, les coopératives,
les banques postales et les caisses d’épargne, préconise l’utilisation d’instruments
novateurs, notamment la banque mobile, les plateforme s de paiement et le paiement
numérisé, ainsi que le développement de l’apprentissage par les pairs et l’échange
de données d’expérience entre les pays et les régions, y compris les organisations
régionales, s’engage à renforcer le développement des capacit és des pays en
développement, notamment par l’intermédiaire du système des Nations Unies pour
le développement, et préconise l’établissement de liens de coopération et de
collaboration mutuelles entre les initiatives visant à améliorer l’ouverture
financière ;
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