Participation des femmes au développement
A/RES/72/234
37. Exhorte les gouvernements et toutes les parties prenantes concernées à
prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer la discrimination à l’égard des
femmes, quelle que soit leur situation économique et sociale, s’agissant de l’accès à
tous les types de services et de produits financiers, notamment aux prêts et aux
comptes bancaires, aux prêts hypothécaires et aux autres formes de crédit afin
d’aider les intéressées à obtenir l’aide juridique dont elles ont besoin et engage les
entités du secteur financier à intégrer une démarche soucieuse d’égalité entre les
sexes dans leurs politiques et programmes ;
38. Se dit consciente du rôle que le microfinancement, y compris le
microcrédit, joue dans l’élimination de la pauvreté, l’autonomisation des femmes et
la création d’emplois, note à ce propos qu’il importe que les systèmes financiers
nationaux soient solides et préconise le renforcement des institutions de microcrédit
établies ou en cours d’établissement et de leurs capacités, notamment grâce à
l’appui des institutions financières internationales ;
39. Exhorte les gouvernements à veiller à ce que les programmes de
microfinancement privilégient des produits d’’épargne sûrs, pratiques et accessibles
aux femmes et qui aident celles-ci à conserver la maîtrise de leur épargne ;
40. Note que les femmes et les filles représentent près de la moitié des
migrants internationaux au niveau mondial et qu’il faut prendre en compte leurs
situation et vulnérabilité particulières, notamment en intégrant le principe de
l’équité entre les sexes dans les politiques publiques et en renforçant au niveau
national la législation, les institutions et les programmes destinés à prévenir et
combattre la violence sexiste, la traite d’êtres humains et la discrimination à l’égard
des femmes et des filles, et demande par conséquent aux gouvernements de
redoubler d’efforts pour protéger les droits des domestiques, notamment des
migrantes, femmes ou filles, et assurer à celles-ci des conditions de travail décentes
en ce qui concerne, entre autres, les horaires et conditions de travail et les gages, et
pour promouvoir l’accès aux soins de santé et aux autres avantages sociaux et
économiques ;
41. Se dit consciente des besoins particuliers des femmes et des filles qui
vivent dans des régions touchées par des urgences humanitaires complexes et dans
des zones touchées par le terrorisme, et du fait que les menaces sanitaires qui pèsent
sur le monde, les changements climatiques et les catastrophes naturelles de plus en
plus fréquentes et intenses, les conflits, l’extrémisme violent, qui peut parfois mener
au terrorisme, et les crises humanitaires connexes ainsi que les déplacements forcés
de population risquent de réduire à néant une grande partie des progrès accomplis
ces dernières décennies en matière de développement et ont sur les femmes et les
filles des incidences négatives particulières qu’il faut évaluer et auxquelles il faut
remédier dans une optique globale ;
42. Encourage les États Membres et les organismes des Nations Unies à
prendre systématiquement en compte, à apprécier et à appuyer le rôle décisif que les
femmes jouent, notamment, dans la prévention et le règlement des conflits, dans les
activités de médiation et de consolidation de la paix et dans la reconstruction des
sociétés sortant d’un conflit, en renforçant leurs capacités, leur esprit d’initiative et
leur participation à la prise de décisions politiques et économiques et en prenant des
mesures en vue de prévenir, combattre et éliminer la violence sexuelle et sexiste
dans les situations de conflit armé et d’après-conflit et, à cet égard, à promouvoir
une politique active et visible de prise en compte systématique de la problématique
hommes-femmes dans toutes les politiques et dans tous les programmes ;
43. Encourage les gouvernements et tous les secteurs de la société à
entreprendre de créer durablement des conditions favorisant l’égalité d’accès des
17-23312
13/17