A/HRC/RES/51/7
l’exercice des droits de l’homme dans le monde entier, et a insisté sur la place qui revient aux
droits de l’homme dans la lutte contre la pandémie,
Rappelant le document final de la deuxième Conférence de haut niveau des
Nations Unies sur la coopération Sud-Sud, tenue du 20 au 22 mars 2019 à Buenos Aires1,
Se félicitant du document final adopté au dix-huitième Sommet des chefs d’État et de
gouvernement des pays non alignés à Bakou les 25 et 26 octobre 2019, à l’occasion duquel
les États membres du Mouvement des pays non alignés ont souligné qu’il fallait en priorité
concrétiser le droit au développement, notamment en élaborant un instrument juridiquement
contraignant sur le droit au développement au moyen des mécanismes pertinents, en tenant
compte des recommandations issues des initiatives menées dans ce domaine,
Insistant sur la nécessité urgente de faire du droit au développement une réalité
pour tous,
Soulignant que tous les droits de l’homme, y compris le droit au développement, et
toutes les libertés fondamentales sont universels, indivisibles, interdépendants et intimement
liés et se renforcent mutuellement,
Soulignant également qu’il n’est possible de jouir de tous les droits de l’homme,
y compris du droit au développement, et de toutes les libertés fondamentales que s’il existe
un cadre de collaboration ouvert à tous, aux niveaux international, régional et national, et,
à cet égard, insistant sur l’importance d’engager dans des discussions sur le droit au
développement le système des Nations Unies, notamment ses institutions spécialisées, fonds
et programmes, dans le cadre de leurs mandats respectifs, les organisations internationales
concernées, y compris les organisations financières et commerciales, et les parties prenantes,
dont les organisations de la société civile, les spécialistes du développement, les experts des
droits de l’homme et le public à tous les niveaux,
Notant qu’un certain nombre d’institutions spécialisées, de fonds et de programmes
des Nations Unies et d’autres organisations internationales se sont engagés à faire du droit au
développement une réalité pour tous et, à cet égard, demandant instamment à tous les
organismes des Nations Unies concernés et aux autres organisations internationales
d’intégrer le droit au développement dans leurs objectifs, politiques, programmes et activités,
et dans les mécanismes de développement et les processus liés au développement, notamment
les préparatifs de la cinquième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés
et les textes issus de celle-ci,
Conscient qu’il faut adopter une approche globale de la promotion et la protection de
tous les droits de l’homme et qu’il importe d’intégrer la perspective du droit au
développement de manière plus systématique dans tous les aspects pertinents des travaux du
système des Nations Unies, notamment dans ses propres travaux et dans ceux des organes
conventionnels et de ses organes subsidiaires,
Soulignant que la responsabilité de la gestion des questions économiques et sociales
mondiales et de la réponse aux menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales
doit être partagée entre tous les États Membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU)
et devrait être exercée dans un cadre multilatéral, et que l’ONU, l’organisation internationale
la plus universelle et la plus représentative, a un rôle central à jouer à cet égard,
Insistant sur l’importance que revêtent le Programme de développement durable à
l’horizon 2030 et ses moyens de mise en œuvre, et sur le fait que le Programme 2030 est
inspiré de la Déclaration sur le droit au développement et que le droit au développement joue
un rôle essentiel dans la pleine réalisation du Programme 2030 et devrait être au cœur de
son exécution,
Considérant que la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau
international, y compris les objectifs de développement durable, exige une cohérence et une
coordination effectives des politiques,
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Résolution 73/291 de l’Assemblée générale.
GE.22-16501