Consolider les acquis et intensifier l’action menée pour lutter contre
le paludisme et l’éliminer dans les pays en développement,
particulièrement en Afrique, à l’horizon 2030
A/RES/72/309
Prenant acte des importants progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme
en Afrique, notamment la diminution, entre 2000 et 2015, de 42 pour cent de
l’incidence du paludisme et de 66 pour cent du taux de mortalité due à cette maladie
sur ce continent 10,
Notant que certains pays d’Afrique ont réussi à faire reculer l’épidémie de
paludisme grâce à l’action politique et à la mise en œuvre de programmes nationaux
viables de lutte antipaludique, et constatant les succès enregistrés dans la réalisation
des objectifs de lutte contre le paludisme fixés pour 2015 par l ’Assemblée mondiale
de la Santé et le Partenariat Faire reculer le paludisme, et dans la Déclaration d’Abuja
sur le projet Faire reculer le paludisme en Afrique 8,
Notant également que l’Amérique latine a réussi à faire reculer l’incidence du
paludisme, 15 pays sur 21 étant parvenus à réduire cette incidence de 75 pour cent
en 2015 et à faire baisser nettement (de 79 pour cent) le nombre de décès depuis 2000,
grâce à l’engagement pris par les pays d’améliorer l’accès aux médicaments et aux
services de santé, ainsi qu’aux efforts soutenus en faveur des programmes de
prévention,
Estimant que, même si l’augmentation des investissements internationaux et
nationaux dans la lutte contre le paludisme a conduit à un allégement sensible du
fardeau que celui-ci fait peser sur de nombreux pays, dont certains qui s’acheminent
vers l’élimination de la maladie, un grand nombre de pays continuent de payer un trop
lourd tribut au paludisme et, pour atteindre les objectifs de développem ent arrêtés au
niveau international, dont les objectifs de développement durable, doivent accélérer
et intensifier leurs efforts de prévention et de lutte, qui dépendent fortement de
médicaments et d’insecticides dont l’utilité est constamment menacée par l’apparition
de mécanismes de résistance aux antipaludéens ou de moustiques résistant aux
insecticides, ou encore de changements de comportements conduisant l ’insecte à
piquer ou à se reposer en extérieur,
Consciente que les succès récemment remportés dans la prévention et la lutte
antipaludiques sont fragiles et ne pourront être maintenus que si des ressources
suffisantes sont durablement allouées aux niveaux national et international pour
financer intégralement le combat contre le paludisme,
Regrettant qu’un grand nombre de personnes n’aient toujours pas accès aux
médicaments et soulignant qu’une amélioration de la situation à cet égard pourrait
sauver des millions de vie chaque année,
Consciente des graves problèmes posés par les produits médicaux de mauvaise
qualité ou falsifiés, par le manque de moyens de diagnostic du paludisme et par la
mauvaise qualité des produits de lutte antivectorielle,
Se déclarant préoccupée par la morbidité, la mortalité et les effets débilitants
que le paludisme continue d’entraîner, et rappelant qu’il faut redoubler d’efforts, à
l’heure où les pays mettent en œuvre les objectifs de développement durable et se
concentrent sur les cibles fixées dans la Stratégie technique mondiale de lu tte contre
le paludisme 2016-2030 et dans le plan Action et investissement pour vaincre le
paludisme 2016-2030, en vue de réduire de 90 pour cent, d’ici à 2030, le taux de
mortalité due au paludisme,
Consciente qu’une action concertée et coordonnée devra être menée à l’échelle
mondiale si l’on veut réduire sensiblement les taux de transmission, de morbidité et
de mortalité d’ici à 2030 et atteindre les objectifs énoncés dans la Stratégie technique
mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030,
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Voir Organisation mondiale de la Santé, Rapport sur le paludisme dans le monde 2016.
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