Consolider les acquis et intensifier l’action menée pour lutter contre le paludisme et l’éliminer dans les pays en développement, particulièrement en Afrique, à l’horizon 2030 A/RES/72/309 Observant qu’il est possible, grâce à la mise en place d’une riposte articulée autour de plusieurs axes, d’accélérer les progrès en développant les interventions qui permettent de sauver des vies, en faisant du paludisme une plus grande priorité politique et en considérant la lutte contre le paludisme comme faisant partie intégrante du système de santé, en renforçant l’application du principe de responsabilité, en intensifiant la collaboration régionale et transfrontalière et en stimulant au maximum l’élaboration et l’utilisation de nouveaux outils et de nouvelles stratégies, Gravement préoccupée par le fardeau que représente le paludisme pour la santé dans le monde, qui a été évalué, pour 2016 seulement, à 216 millions de cas et 445 000 décès 11, l’Afrique subsaharienne étant particulièrement touchée puisqu’elle totalise, selon les estimations, 91 pour cent de ces décès, qui frappent surtout les jeunes enfants, Soulignant qu’il importe de renforcer les systèmes de santé pour appuyer efficacement les efforts visant à lutter contre le paludisme et à l’éradiquer, ainsi que pour permettre de réagir de façon appropriée à d ’autres problèmes et urgences sanitaires, notamment en investissant, tant en matière de ressources humaines que d’infrastructures, dans l’entomologie et la lutte antivectorielle, Estimant qu’il importe au plus haut point de renforcer la surveillance du paludisme et la qualité des données dans toutes les régions impaludées pour mesurer précisément les progrès accomplis, combattre la résurgence de la maladi e et affecter les ressources de manière ciblée, étant donné en particulier que la résistance au traitement et aux mesures de prévention augmente, et estimant également que des fonds supplémentaires sont nécessaires pour renforcer les systèmes de surveillan ce nationaux et régionaux et aider à l’analyse et à l’échange des meilleures pratiques, le but étant de remédier aux problèmes les plus urgents en matière de programmes, d’améliorer le suivi et l’évaluation et de procéder régulièrement à la planification financière et à l’analyse des besoins, Déclarant que l’expansion des interventions de lutte contre le paludisme peut servir de point de départ au renforcement des systèmes de prestations sanitaires, notamment les services de santé maternelle et infantile et les services de laboratoire, ainsi qu’à l’élaboration de systèmes d’information sanitaire et de surveillance épidémiologique plus solides, ce qui contribuerait à la prise en charge efficace des patients atteints de paludisme, Saluant l’action menée depuis des années par l’Organisation mondiale de la Santé, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, le Partenariat Faire reculer le paludisme, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la Banque mondiale et d’autres partenaires pour lutter contre le paludisme, Constatant que le Fonds mondial est la principale source de financement multilatéral aux fins de la lutte antipaludique et de l ’élimination du paludisme et que les progrès ne pourront se poursuivre, notamment, que si les ressources du Fonds sont pleinement reconstituées, notant à cet égard que la conférence de reconstitution des ressources du Fonds se tiendra en France en 2019, Notant que les donateurs bilatéraux ont contribué pour une large part aux progrès accomplis dans la lutte antipaludique et l’élimination du paludisme, et estimant qu’il convient que d’autres pays donateurs augmentent les fonds qu’ils consacrent à la lutte antipaludique, y compris dans le cadre de l ’aide publique au développement, __________________ 11 18-15052 Voir Organisation mondiale de la Santé, Rapport sur le paludisme dans le monde 2017. 5/13

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